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Donald TRUMP ÉLU PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS

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Donald TRUMP ÉLU PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS

📅 Mercredi 09/11/2016 a 19:12  |  ✍️ Maufranc Mongai  |  👁 626 lecture(s)  |  💬 1 reaction(s)

Donald Trump élu président des Etats-Unis  

M6info9 novembre 2016

Au terme d’un suspense insoutenable, le sulfureux candidat républicain n’est plus candidat :    Donald Trump devient le 45e président des Etats-Unis. 

Dans une débauche de scandales, de provocations et d'insultes, et avec un art consommé du recours aux médias qui lui avait permis d'accéder à la notoriété comme homme d'affaires, Donald Trump a secoué comme jamais les traditions démocratiques américaines et a fini par gagner son incroyable pari : entrer à la Maison blanche. Il devient le 45ème président des Etats-Unis.

Depuis qu'il s'est lancé dans la course à la présidentielle sur le parvis de sa Trump Tower, à New York, le 16 juin 2015, le candidat républicain s'est montré autant charismatique que combatif, élitiste que populiste, grivois que pieux.

Un président sans aucune expérience politique           

Il a surtout su capter la colère de nombreux Américains contre l'élite de Washington jugée déconnectée du pays.

Donald Trump s'est exposé pour la première fois de sa vie au verdict des urnes en disputant à la démocrate Hillary Clinton le fauteuil du Bureau ovale.

A l'issue de ce qu'il qualifie de “mouvement”, et non de campagne, le magnat de l'immobilier s'est affiché ces derniers jours plus sûr de lui que jamais. Et il a fait mentir les sondages !

Il a attiré à chacun de ses meetings une foule de partisans enthousiastes. Ses admirateurs s'émerveillent qu'il “dise ce que tout le monde pense” et l'admirent pour sa dénonciation du “système” et son rejet des convenances.

Les autres voient en lui un misogyne, un démagogue, un raciste ou un prédateur sexuel. Ils le jugent incompétent, instable et incapable d'exercer la fonction présidentielle. Autant d'accusations qu'il balaie d'un revers de la main et qui, malgré quelques remous, n'ont pas enrayé sa marche en avant.

Il ne lui a fallu que dix mois pour tailler en pièces tout ce que le Parti républicain comptait de postulants à la Maison blanche. Et devenir, à 70 ans, le premier candidat sans aucune expérience politique depuis le général Dwight Eisenhower dans les années 1950.

Un discours virulent

L'ancienne vedette de la télé-réalité a attiré un nombre record d'électeurs pendant les primaires républicaines, mais il a aussi ouvert des brèches béantes au sein du Grand Old Party, au point d'avoir parfois semblé faire campagne contre son propre parti.

Sa campagne a parfois tangué, notamment le mois dernier après la diffusion d'une vidéo tournée à son insu en 2005 dans laquelle il racontait de manière crue à un journaliste que sa fortune lui permettait d'agresser sexuellement des femmes en toute impunité.

Mais impassible face à l'avalanche de critiques et d'appels émanant de son propre camp à se retirer de la course, Donald Trump a résumé la question à une simple “conversation de vestiaire”. Et a rejeté avec le même aplomb les accusations de harcèlement ou d'agressions sexuels formulées par une douzaine de femmes.

Pendant toute sa campagne, et en particulier lors de son discours devant la convention républicaine qui l'a investi à contrecœur en juillet, le magnat de l'immobilier a dressé le portrait au vitriol d'une Amérique mise à genoux par la Chine, le Mexique, la Russie ou le groupe Etat islamique.

“Le plus grand faiseur d'emplois que Dieu ait jamais créé”

Le rêve américain est mort, a-t-il martelé, assassiné par des affairistes et des politiciens corrompus que lui seul dit pouvoir remettre au pas.

Donald Trump n'a de cesse de répéter qu'il “rendra sa grandeur à l'Amérique”, grâce à sa personnalité, ses talents de négociateur et son sens des affaires.

Il a juré de mettre au pas la Chine sur le plan commercial, d'ériger un mur le long de la frontière mexicaine en le faisant financer par Mexico ou encore d'interdire l'entrée du territoire américain aux musulmans.

Il a promis d'enterrer l'Obamacare, la réforme de santé du président sortant, l'accord de Paris sur le climat, et d'être “le plus grand faiseur d'emplois que Dieu ait jamais créé”.

Donald Trump se veut l'incarnation de la “success story”. Il a fait fortune, épousé trois femmes dont la dernière en date est un ancien mannequin, eu sa propre émission de télévision et érigé des gratte-ciels portant son nom en lettres dorées…

M6info

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Maufranc Mongai 09-11-2016 a 20h03
Donald Trump élu : ses principales propositions, thème par thème

M6info9 novembre 2016
Photo : AFP
Le programme du 45e président des Etats-Unis n’a pas manqué de créer la polémique durant toute la campagne.

A l'annonce de sa candidature, en juin 2015 dans sa “Trump Tower” de Manhattan, beaucoup étaient sceptiques sur la carrière politique du magnat de l'immobilier et ex-star d'une émission de téléréalité.

En août, alors qu'il traversait un trou d'air dans les sondages après avoir été investi lors de la convention de Cleveland, certains ténors du Grand Old Party réfléchissaient aux moyens de le remplacer en vue de l'élection présidentielle du 8 novembre.
Défiant les conventions politiques et les lois qui régissent d'ordinaire une campagne présidentielle, Donald Trump, âgé de 70 ans, a finalement eu raison d'Hillary Clinton.

Au-delà de ses déclarations polémiques à répétition et de ses invectives, le milliardaire a aussi dessiné les contours de son programme, placé sous le signe de son slogan, “Restaurer la grandeur de l'Amérique”, et qui serait marqué par une certaine forme d'isolationnisme et une remise en cause des accords de libre-échange.
Voici ses principales propositions, thème par thème :

IMMIGRATION
Dès son entrée en campagne, Trump a annoncé qu'il ferait construire un “mur géant” le long de la frontière avec le Mexique pour empêcher l'immigration clandestine.

La construction, chiffrée entre 10 et 12 milliards de dollars, sera financée par le Mexique, affirme-t-il. Sinon, Trump se dit prêt à “saisir” les sommes que les Mexicains sans papier installés sur le territoire des Etats-Unis transfèrent aux membres de leur famille restés dans leur pays d'origine. Il pourrait aussi relever les frais de visa, appliquer des taxes sur les produits mexicains ou réduire les sommes versées au titre de l'aide internationale.

Invité fin août à Mexico par le président Enrique Peña Nieto, il n'a, selon ce dernier, pas évoqué la question du financement de ce mur. Trump a affirmé au contraire en avoir parlé.
Donald Trump s'est engagé à tripler le nombre d'agents des services de l'immigration et des douanes et à créer une force spéciale chargée d'identifier les migrants sans papiers.
Seront expulsés en priorité les ressortissants étrangers sans papiers s'étant rendus coupables de crimes, ceux arrivés récemment sur le sol des Etats-Unis ou étant restés au-delà de l'expiration de leur visa.
“Notre message au monde sera le suivant: on ne peut pas obtenir de statut légal ou devenir citoyen des Etats-Unis en entrant illégalement dans notre pays”, a-t-il dit dans un discours prononcé le 31 août à Phoenix, dans l'Arizona, Etat frontalier du Mexique.
Quelque onze millions d'étrangers sans-papiers vivent aux Etats-Unis.

Après la tuerie de San Bernardino, en Californie, commise en décembre 2015 par un couple de musulmans radicalisés, Trump avait également annoncé qu'il fermerait provisoirement les frontières des États-Unis à tous les musulmans. Il y a renoncé mais a promis un processus de vérification très poussée des antécédents des personnes entrant aux Etats-Unis de sorte de s'assurer qu'elles partagent les valeurs américaines.

COMMERCE
Le promoteur immobilier estime que la Chine, le Japon, le Mexique, le Vietnam et l'Inde lèsent les Etats-Unis en dévaluant leur monnaie et en fermant leurs marchés à certaines exportations américaines.
Il rejette le Partenariat transpacifique (TPP), vaste accord commercial liant les Etats-Unis et onze autres nations, et affiche son intention de renégocier l'Alena, l'accord de libre-échange avec le Canada et le Mexique entré en vigueur en 1994.

Pour ce qui est des relations avec la Chine, Trump se dit prêt à accuser officiellement Pékin de manipulation des taux de changes et à imposer des droits compensatoires sur les produits “made in China” pour rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux premières puissances économiques de la planète. Il veut aussi dénoncer devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) plusieurs politiques gouvernementales chinoises de subvention des exportations.

Sur le dossier des délocalisations, un autre de ses chevaux de bataille, Trump a notamment promis de surtaxer à 35% les voitures assemblées par Ford au Mexique.

POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET FISCALITÉ
Trump souhaite juguler la dette publique fédérale en travaillant sur deux axes: doper l'emploi et faire la chasse aux gaspillages de fonds publics.
Il a indiqué qu'il ne toucherait pas aux budgets des programmes fédéraux de santé Medicare (pour les seniors) et Medicaid (pour les populations à faible revenu). Les budgets du département de l'Education et de l'Agence fédérale de protection de l'environnement seraient en revanche réduits.

Trump veut alléger et simplifier la fiscalité, proposant de ramener le nombre de tranches d'impositions de sept à trois avec des taux de 12%, 25% et 33% pour la tranche la plus élevée (contre 39,6% actuellement). Il supprimerait l'impôt sur les successions et baisserait le taux de l'impôt sur les sociétés de 35 à 15%.
Les familles pourraient déduire de leurs revenus imposables les sommes consacrées à l'éducation de leurs enfants.

POLITIQUE ÉTRANGÈRE
Trump veut “mettre KO” l'organisation Etat islamique et, pour ce faire, il se dit ouvert à une coopération avec la Russie.
Mais il maintient le secret sur les détails de sa stratégie pour que l'ennemi, dit-il, soit pris de court.
Les familles de membres de l'EI pourraient être visées et Trump veut aussi faire fermer des “secteurs” d'internet pour lutter contre le recrutement et la radicalisation en ligne.

Pour la Syrie, un président Trump pousserait à la création d'une “zone de sécurité” pour les Syriens à l'intérieur des frontières de leur pays, à charge pour les pétromonarchies du Golfe de la financer. Il refuse en revanche d'accepter des réfugiés syriens sur le sol des Etats-Unis.

Trump, dont le slogan de campagne promettait de restaurer la “grandeur de l'Amérique”, augmenterait la taille et la puissance de feu de l'armée américaine afin de la rendre “si forte et si puissante que personne n'osera s'en prendre à nous”.
Il veut que le Japon, l'Allemagne, la Corée du Sud et l'Arabie saoudite contribuent davantage au financement de l'aide militaire fournie par les Etats-Unis. “Nous ne pouvons plus défendre tous ces pays”, argumente-t-il.
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