Football Europe : ET SI José MOURINHO, VIRE DE CHELSEA, ETAIT DEVENU « HAS-BEEN » ?
Football Europe : ET SI José MOURINHO, VIRE DE CHELSEA, ETAIT DEVENU « HAS-BEEN » ?
📅 Vendredi 18/12/2015 a 10:48 | ✍️ Maufranc Mongai | 👁 648 lecture(s) | 💬 0 reaction(s)
À nouveau remercié par Chelsea hier Jeudi, José Mourinho paye le début de saison très compliqué des Blues. Un échec pour un entraîneur qui nous avait malheureusement pour lui habitué à beaucoup mieux.
Football : ET SI José MOURINHO, VIRE DE CHELSEA, ETAIT DEVENU « HAS-BEEN » ?
Par Félix Dupont Moreau il y a 4 heures.
Avec Mourinho, plus qu’avec n’importe qui, l’amour ne dure que trois ans. Limogé par Chelsea ce jeudi après un début de saison catastrophe, le technicien portugais n’aura à nouveau pas rempli son objectif de remporter une troisième fois la Ligue des Champions, comme lors de son passage au Real Madrid.
Un échec relatif à bien des égards, mais qui symbolise tout de même la perte de vitesse de celui qui semble désormais n’avoir de spécial que le nom. Alors, l’homme trop bien sapé ne serait-il pas devenu, un peu, "has-been" ?
DES RESULTATS PAS A LA HAUTEUR DES ESPERANCES
Deux titres de champion, deux coupes nationales en six ans. Voilà un palmarès loin d’être infamant, sur lequel ne cracheraient assurément que peu d’entraîneurs. Mais José Mourinho a eu le tort d’habituer la planète foot à beaucoup mieux. À Porto comme à l’Inter ou lors de son premier passage de Chelsea, le Spécial One avait en effet presque tout raflé, avec des effectifs inférieurs sinon équivalents à ceux qu’il a connu au Real ou ces dernières années chez les Blues.
Les défenseurs du Mou argueront à raison que le Portugais a connu une sacrée adversité ces dernières années. Son Real Madrid était ainsi face à l’une des plus grandes équipes de l’histoire du foot (le Barça de Pep Guardiola, pour ceux qui avaient lâché la gonfle). Pour sa part, Chelsea évolue désormais dans une Premier League peut-être plus relevée que jamais, où chaque match est un rendez-vous à prendre au sérieux.
On peut néanmoins souligner qu’un entraîneur de la trempe du technicien portugais ne peut se contenter de ce type d’excuses. Lors de son premier passage à Chelsea (2004-2007), Mourinho avait éclipsé les invincibles d'Arsenal, ainsi que le Manchester d'Alex Ferguson, ce qui n'était pas non plus une mince affaire. Quant à son échec à Madrid, un certain Carlo Ancelotti a en un an réussi là où il avait échoué en ramenant la tant attendue "decima" à la Maison Blanche. Preuve que dans cette histoire, c'est bien sa méthode qui semble avoir pris un petit coup de vieux.
UN JEU D’UN AUTRE TEMPS ?
Si l’on veut être méchant, Mourinho, c’est un peu l’entraîneur de Ligue 1 qui a réussi. On ne peut le nier, le Portugais est capable de coups tactiques géniaux. Le match aller de demi-finale de Ligue des Champions de son Inter contre le FC Barcelone (3-1) en 2010 est d'ailleurs un modèle du genre, et figure assurément parmi les plus grandes rencontres de l’histoire de cette compétition.
Sauf que depuis, le Mou s’est surtout enfermé dans une caricature de lui même. Son Real comme son Chelsea épisode II -malgré une courte embellie en début de saison dernière- se sont surtout avérés être des équipes solides, froides, parfois à la limite du cynisme. À l’heure où le football moderne semble plutôt récompenser le jeu Barcelonais ou le panache Allemand, voir un onze avec Pepe -ou David Luiz dans un moindre mesure- aligné au milieu de terrain paraît en effet un peu daté tactiquement, tout autant que ce bloc si bas, trop dépendant des coups de pied arrêtés pour se montrer dangereux.
DE L’ENNUI AU SPLEEN
Peu flamboyante, sa stratégie s’avère par-dessus tout usante. À trop tirer sur la corde du mental au profit de celle du jeu, tout finit par s’effondrer et quand la forme disparaît, c’est le fond qui apparaît au grand jour. Sans fond de jeu, sans plaisir sur le terrain, le spleen semble ainsi s’être peu un peu installé dans les rangs des Blues et le caractère très spécial du "Happy One" devient d’un coup invivable.
D’un Hazard en pleine dégringolade, qui n’a cessé les sous-entendus sur le style de jeu de son équipe, à un Diego Costa transformé en catcheur bedonnant, sans oublier la sombre affaire Carneiro, ce Chelsea est en dépression, et va devoir se trouver un bon thérapeute. Les noms de Jorge Sampaoli, Juande Ramos ou encore Guus Hiddink et même Diego Simeone sont avancés, reste à voir quel docteur choisira Roman Abramovitch.
En attendant, et malgré ces quelques lignes à charge, gare à ne pas non plus enterrer un José Mourinho sans doute capable de se relever. Mais quand on a tant aimé, les choses se terminent malheureusement beaucoup plus mal que pour une simple aventure. Il serait pourtant dommage d'oublier tous les beaux moments offerts par le Mou.
Félix Dupont Moreau ( Yahoo. Sport)
Football : ET SI José MOURINHO, VIRE DE CHELSEA, ETAIT DEVENU « HAS-BEEN » ?
Par Félix Dupont Moreau il y a 4 heures.
Avec Mourinho, plus qu’avec n’importe qui, l’amour ne dure que trois ans. Limogé par Chelsea ce jeudi après un début de saison catastrophe, le technicien portugais n’aura à nouveau pas rempli son objectif de remporter une troisième fois la Ligue des Champions, comme lors de son passage au Real Madrid.
Un échec relatif à bien des égards, mais qui symbolise tout de même la perte de vitesse de celui qui semble désormais n’avoir de spécial que le nom. Alors, l’homme trop bien sapé ne serait-il pas devenu, un peu, "has-been" ?
DES RESULTATS PAS A LA HAUTEUR DES ESPERANCES
Deux titres de champion, deux coupes nationales en six ans. Voilà un palmarès loin d’être infamant, sur lequel ne cracheraient assurément que peu d’entraîneurs. Mais José Mourinho a eu le tort d’habituer la planète foot à beaucoup mieux. À Porto comme à l’Inter ou lors de son premier passage de Chelsea, le Spécial One avait en effet presque tout raflé, avec des effectifs inférieurs sinon équivalents à ceux qu’il a connu au Real ou ces dernières années chez les Blues.
Les défenseurs du Mou argueront à raison que le Portugais a connu une sacrée adversité ces dernières années. Son Real Madrid était ainsi face à l’une des plus grandes équipes de l’histoire du foot (le Barça de Pep Guardiola, pour ceux qui avaient lâché la gonfle). Pour sa part, Chelsea évolue désormais dans une Premier League peut-être plus relevée que jamais, où chaque match est un rendez-vous à prendre au sérieux.
On peut néanmoins souligner qu’un entraîneur de la trempe du technicien portugais ne peut se contenter de ce type d’excuses. Lors de son premier passage à Chelsea (2004-2007), Mourinho avait éclipsé les invincibles d'Arsenal, ainsi que le Manchester d'Alex Ferguson, ce qui n'était pas non plus une mince affaire. Quant à son échec à Madrid, un certain Carlo Ancelotti a en un an réussi là où il avait échoué en ramenant la tant attendue "decima" à la Maison Blanche. Preuve que dans cette histoire, c'est bien sa méthode qui semble avoir pris un petit coup de vieux.
UN JEU D’UN AUTRE TEMPS ?
Si l’on veut être méchant, Mourinho, c’est un peu l’entraîneur de Ligue 1 qui a réussi. On ne peut le nier, le Portugais est capable de coups tactiques géniaux. Le match aller de demi-finale de Ligue des Champions de son Inter contre le FC Barcelone (3-1) en 2010 est d'ailleurs un modèle du genre, et figure assurément parmi les plus grandes rencontres de l’histoire de cette compétition.
Sauf que depuis, le Mou s’est surtout enfermé dans une caricature de lui même. Son Real comme son Chelsea épisode II -malgré une courte embellie en début de saison dernière- se sont surtout avérés être des équipes solides, froides, parfois à la limite du cynisme. À l’heure où le football moderne semble plutôt récompenser le jeu Barcelonais ou le panache Allemand, voir un onze avec Pepe -ou David Luiz dans un moindre mesure- aligné au milieu de terrain paraît en effet un peu daté tactiquement, tout autant que ce bloc si bas, trop dépendant des coups de pied arrêtés pour se montrer dangereux.
DE L’ENNUI AU SPLEEN
Peu flamboyante, sa stratégie s’avère par-dessus tout usante. À trop tirer sur la corde du mental au profit de celle du jeu, tout finit par s’effondrer et quand la forme disparaît, c’est le fond qui apparaît au grand jour. Sans fond de jeu, sans plaisir sur le terrain, le spleen semble ainsi s’être peu un peu installé dans les rangs des Blues et le caractère très spécial du "Happy One" devient d’un coup invivable.
D’un Hazard en pleine dégringolade, qui n’a cessé les sous-entendus sur le style de jeu de son équipe, à un Diego Costa transformé en catcheur bedonnant, sans oublier la sombre affaire Carneiro, ce Chelsea est en dépression, et va devoir se trouver un bon thérapeute. Les noms de Jorge Sampaoli, Juande Ramos ou encore Guus Hiddink et même Diego Simeone sont avancés, reste à voir quel docteur choisira Roman Abramovitch.
En attendant, et malgré ces quelques lignes à charge, gare à ne pas non plus enterrer un José Mourinho sans doute capable de se relever. Mais quand on a tant aimé, les choses se terminent malheureusement beaucoup plus mal que pour une simple aventure. Il serait pourtant dommage d'oublier tous les beaux moments offerts par le Mou.
Félix Dupont Moreau ( Yahoo. Sport)
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