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Actualité en France : 1er TOUR DES REGIONALES : PERCEE SANS PRECEDENT DU FN, EN TETE DANS 6 REGIONS

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Actualité en France : 1er TOUR DES REGIONALES : PERCEE SANS PRECEDENT DU FN, EN TETE DANS 6 REGIONS

📅 Lundi 07/12/2015 a 12:15  |  ✍️ Maufranc Mongai  |  👁 585 lecture(s)  |  💬 0 reaction(s)

Le Front National s'est classé largement en tête du premier tour des élections régionales avec quelque 30% des suffrages en France métropolitaine, devant la droite alliée aux centristes, reléguant la gauche loin derrière.

1er TOUR DES REGIONALES : PERCEE SANS PRECEDENT DU FN, EN TETE DANS 6 REGIONS
Par M6 Info | M6info – il y a 4 heures

Percée sans précédent du Front national au premier tour des régionales. Marine Le Pen a salué "un résultat magnifique" du "seul front vraiment républicain", une allusion au "front républicain" désormais abandonné à droite et difficilement respecté à gauche.

« LE PREMIER PARTI DE France »
"Le peuple s'est exprimé, et avec lui la France relève la tête. Ce vote confirme ce que les précédents scrutins avaient annoncé. Le mouvement national est désormais sans conteste le premier parti de France, alors qu'il est à peine représenté au Parlement", a déclaré la présidente du FN.
Pour Marion Maréchal-Le Pen, "le vieux système est mort et avec lui les représentants de droite comme de gauche."

LE FN EN TETE DANS 6 REGIONS
Dans le détail, le FN est arrivé premier dans six régions métropolitaines, les Républicains et leurs alliés centristes dans quatre, et le Parti socialiste et ses alliés dans deux, selon des estimations Ifop-Fiducial et Ipsos-Sopra-Steria.

En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la présidente du FN, Marine Le Pen, réalise le score sans précédent de 43%, selon Ifop-Fiducial, devant les listes de la droite et du centre emmenées par Xavier Bertrand (24%) et les listes du PS (18%).
En Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marion Maréchal-Le Pen, surclasse elle aussi ses adversaires avec 41,7%, selon Ifop-Fiducial. Les listes de droite conduites par Christian Estrosi ne recueilleraient que 24,5%, les listes PS 18,1%.

Le FN est aussi en tête en Alsace-Lorraine-Champagne Ardenne, Centre-Val-de-Loire, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et Bourgogne-Franche-Comté.
En Île-de-France cependant le parti d'extrême droite arrive en troisième position. La liste de droite conduite par Valérie Pécresse totalise 31% des suffrages, selon les estimations TNS Sofres, devant le PS emmené par Claude Bartolone, qui obtient 25%. La liste FN de Wallerand de Saint-Just est créditée de 18,5%.

REACTIONS DES POLITIQUES

NICOLAS SARKOZY, LE PRESIDENT DU PARTI « LES REPUBLICAINS », annonce qu'il refuse toute fusion ou tout retrait de listes. Il y a une profonde aspiration des Français à voir les choses changer dans notre pays. Il faut entendre et comprendre l'exaspération profonde des Français, de ceux qui n'en peuvent plus, de ceux qui travaillent dur et qui n'y arrivent plus, de ceux qui se sentent dépossédés du fruit de leur travail, d'être dépossédé de leur emploi, tout perdre", a-t-il expliqué.

"Malgré les circonstances, nos candidats et nos militants ont su trouver l'énergie pour mener campagne dans nos régions. Le nécessaire rassemblement contre le terrorisme ne peut pas mettre entre parenthèses le droit de chacun d'exprimer son point sur l'état de sa région. Les Français souhaitent que la priorité pour tous les responsables politiques est que la politique ne recule plus. Elle a trop reculé, depuis bientôt quatre années," a-t-il ajouté.

POUR LE PRESIDENT DE L’UDI, il faut faire barrage au FN. Une position qui se démarque de celle de Nicolas Sarkozy. "Là où on ne serions pas dans les deux premiers, on doit se retirer. Y compris en Midi-Pyrénées-Languedoc Roussillon. Je préfère conserver mes principes quitte à perdre quelques places. J'espère que la gauche en fera autant", selon Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI.

LE PRESIDENT DU MODEM, François Bayrou, a appelé "au retrait pur et simple" de toute liste arrivée en 3e position au premier tour des élections régionales, pour permettre un "ressaisissement démocratique" face au Front national. "Si (les) états-majors étaient responsables, ils devraient adopter une ligne de conduite lisible par les Français: le retrait pur et simple de la liste arrivée en troisième position pour permettre, en regroupant les voix, un ressaisissement démocratique", écrit M. Bayrou dans un communiqué.

DU COTE DU PS, les décisions concernant le devenir de ses listes seront prises et annoncées par la direction du parti, et non localement, a affirmé une porte-parole du PS. "Il n'y a pas de décision locale qui tienne (...) pour le PS, toutes les décisions doivent être prises au niveau du bureau national, en concertation avec nos partenaires de la gauche. Les décisions qui seront prises pour le second tour, c'est Jean-Christophe Cambadélis (le premier secrétaire, NDLR) qui les annoncera", a déclaré Corinne Narassiguin à l'AFP.
Clémentine Autain, candidate Front de gauche en Ile-de-France, a jugé que le score élevé du FN était "un désastre qu'il faut d'abord imputer à la politique gouvernementale", sans se prononcer sur la stratégie de la gauche au prochain tour.

La secrétaire nationale d'Europe-Ecologie-Les-Verts et tête de liste Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV) aux régionales en Ile-de-France, Emmanuelle Cosse, a appelé quant à elle à la fusion des listes de gauche et des écologistes au second tour des élections régionales.

Après avoir regretté que son parti n'ait pas eu des "scores plus hauts", Emmanuelle Cosse a déclaré à France 2 : "Ce que nous pouvons faire, c'est travailler à la fusion des listes de gauche et des écologistes au second tour", afin d'"avoir des régions demain qui soient dirigées par cette majorité-là".

LE PS, PREMIER PARTI DE France ?
Malgré les mauvais résultats, le total des voix de gauche lors des élections régionales "doit dépasser les 36%", ce qui en "fait le premier parti de France", a estimé le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll (PS). "J'ai regardé l'ensemble des résultats consolidés ce qui fait le rapport de forces entre la gauche, la droite et l'extrême droite. Si je regarde ce rapport de force, le total de la gauche, qu'on disait en difficulté, doit dépasser les 36% et en fait le premier parti de France", a déclaré sur TF1 M. Le Foll en lançant "un appel au rassemblement de la gauche" pour le deuxième tour.

LES ENJEUX
Les Français sont appelés à désigner les exécutifs de treize nouvelles régions métropolitaines (contre 22 précédemment) et de quatre départements d'outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Réunion, Guyane). Ils élisent 1.903 conseillers régionaux. Les listes créditées d'au moins 10% des suffrages exprimés peuvent se maintenir au second tour et ont la possibilité de fusionner avec celles qui ont recueilli au moins 5%.
Rappelons enfin que la participation s'est inscrite en forte hausse par rapport au premier tour du précédent scrutin de 2010, qui avait été marqué par un taux d'abstention record de 53,63%.

M6 Info

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