Flash Info Soir BURKINA FASO : LA SITUATION RESTE CONFUSE !
Flash Info Soir BURKINA FASO : LA SITUATION RESTE CONFUSE !
📅 Mardi 22/09/2015 a 19:22 | ✍️ Maufranc Mongai | 👁 680 lecture(s) | 💬 0 reaction(s)
Flash Info Soir BURKINA FASO : LA SITUATION RESTE CONFUSE !
Joe PENNEY / Reuters 22/9/15 - 18h06
Le projet de sortie de crise de la Cedeao exaspère les Burkinabés.
Comment expliquer la mobilisation d’une majorité de Burkinabés contre le coup d’État ?
Au Burkina-Faso, des hommes intègres
L’armée burkinabé rentre dans la capitale et négocie la reddition des putschistes
La fin du coup d’État était attendue dans la journée du 22 septembre, mais la plus grande confusion régnait toujours à Ouagadougou, la capitale.
Est-ce la fin du putsch perpétré contre les autorités de la transition par le régiment de sécurité présidentiel (RSP) au Burkina Faso ? Les habitants de Ouagadougou, la capitale, l’avaient espéré le 21 septembre au soir, à l’annonce de l’engagement de l’armée en faveur des autorités de la transition. La population était sortie dans la rue pour manifester sa joie et son soutien. Elle attendait dans l’allégresse, comme après un match victorieux de l’équipe nationale de football, l’arrivée prochaine de l’armée dans la ville.
> A (re)lire LES BURKINABES EN REVOLTE CONTRE LE COUP D'ETAT
La foule espérait d’autant plus la fin imminente du coup d’État que la France venait de prendre une série de décisions en faveur de la transition. Par la voix de son ambassadeur, Gilles Thibault, les Burkinabés apprenaient que le président de transition Michel Kafando s’était réfugié à la résidence de France.
LA SITUATION RESTE CONFUSE
Paris avait annoncé suspendre sa coopération financière et militaire avec le Burkina Faso et François Hollande intimait aux putschistes de rendre le pouvoir aux civils.
> A (re)lire Au Burkina Faso, le président du régime de transition a été libéré par les putschistes
Mardi 22 septembre, la situation restait cependant confuse. Installé dans le palais présidentiel, le général Diendéré, chef des putschistes, déclarait une nouvelle fois, qu’il continuait à négocier avec l’armée loyaliste mais qu’il s’en remettrait aux conclusions de la médiation régionale.
« Nous n’avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement »,
menaçait le général Diendéré devant la presse, alors que des unités de l’armée s’étaient déployées depuis la veille dans la capitale Ouagadougou et exigeaient la reddition des militaires putschistes.
En tenue militaire, le général avait beaucoup insisté sur la médiation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest. « Nous tiendrons compte de toute décision qui sera adoptée par la Cedeao », avait-il précisé. Et d’ajouter : « Nous attendrons et nous appliquerons ce que les chefs d’État vont décider au niveau de la Cedeao. S’ils accordent l’amnistie tant mieux, s’ils n’accordent pas l’amnistie, nous en tiendrons compte ».
EXASPERATION CONTRE LA CEDEAO
Le projet de sortie de crise de la Cedeao étudié mardi 22 septembre en sommet extraordinaire prévoyait notamment la restauration des autorités de transition au Burkina mais aussi l’amnistie des putschistes et la réintégration des partisans du président déchu Blaise Compaoré dans la compétition électorale.
Depuis le projet de sortie de crise négocié par elle, le dimanche 20 septembre soir, la colère de la population à l’égard de la Cedeao n’avait cessé de croître. « Comment peut-on négocier avec celui qui a pris tout un pays en otage et dont les hommes ont tué des enfants ? », s’indignait un opposant. « La Cedeao est une véritable honte pour l’Afrique ! », disait un autre.
> A (re)lire AU BURKINA FASO, DES HOMMES INTEGRES
L’exaspération de la population ne cessait de croître et l’on pouvait craindre des débordements, notamment contre les membres du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l’ancien président, Blaise Compaoré. Mardi 22 au matin, Achille Tapsoba, le vice-président du CDP, avait été arrêté par des civils alors qu’il quittait Ouagadougou et avait été remis entre les mains de la gendarmerie.
« Nous nous battons pour le rétablissement des institutions, du président de la Transition et des structures administratives, témoignait Ousséini Baadhio, un manifestant opposé au coup d’État. Nous voulons que le Burkina Faso serve d’exemple, qu’il soit un pays de démocratie. »
Joe PENNEY / Reuters
Joe PENNEY / Reuters 22/9/15 - 18h06
Le projet de sortie de crise de la Cedeao exaspère les Burkinabés.
Comment expliquer la mobilisation d’une majorité de Burkinabés contre le coup d’État ?
Au Burkina-Faso, des hommes intègres
L’armée burkinabé rentre dans la capitale et négocie la reddition des putschistes
La fin du coup d’État était attendue dans la journée du 22 septembre, mais la plus grande confusion régnait toujours à Ouagadougou, la capitale.
Est-ce la fin du putsch perpétré contre les autorités de la transition par le régiment de sécurité présidentiel (RSP) au Burkina Faso ? Les habitants de Ouagadougou, la capitale, l’avaient espéré le 21 septembre au soir, à l’annonce de l’engagement de l’armée en faveur des autorités de la transition. La population était sortie dans la rue pour manifester sa joie et son soutien. Elle attendait dans l’allégresse, comme après un match victorieux de l’équipe nationale de football, l’arrivée prochaine de l’armée dans la ville.
> A (re)lire LES BURKINABES EN REVOLTE CONTRE LE COUP D'ETAT
La foule espérait d’autant plus la fin imminente du coup d’État que la France venait de prendre une série de décisions en faveur de la transition. Par la voix de son ambassadeur, Gilles Thibault, les Burkinabés apprenaient que le président de transition Michel Kafando s’était réfugié à la résidence de France.
LA SITUATION RESTE CONFUSE
Paris avait annoncé suspendre sa coopération financière et militaire avec le Burkina Faso et François Hollande intimait aux putschistes de rendre le pouvoir aux civils.
> A (re)lire Au Burkina Faso, le président du régime de transition a été libéré par les putschistes
Mardi 22 septembre, la situation restait cependant confuse. Installé dans le palais présidentiel, le général Diendéré, chef des putschistes, déclarait une nouvelle fois, qu’il continuait à négocier avec l’armée loyaliste mais qu’il s’en remettrait aux conclusions de la médiation régionale.
« Nous n’avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement »,
menaçait le général Diendéré devant la presse, alors que des unités de l’armée s’étaient déployées depuis la veille dans la capitale Ouagadougou et exigeaient la reddition des militaires putschistes.
En tenue militaire, le général avait beaucoup insisté sur la médiation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest. « Nous tiendrons compte de toute décision qui sera adoptée par la Cedeao », avait-il précisé. Et d’ajouter : « Nous attendrons et nous appliquerons ce que les chefs d’État vont décider au niveau de la Cedeao. S’ils accordent l’amnistie tant mieux, s’ils n’accordent pas l’amnistie, nous en tiendrons compte ».
EXASPERATION CONTRE LA CEDEAO
Le projet de sortie de crise de la Cedeao étudié mardi 22 septembre en sommet extraordinaire prévoyait notamment la restauration des autorités de transition au Burkina mais aussi l’amnistie des putschistes et la réintégration des partisans du président déchu Blaise Compaoré dans la compétition électorale.
Depuis le projet de sortie de crise négocié par elle, le dimanche 20 septembre soir, la colère de la population à l’égard de la Cedeao n’avait cessé de croître. « Comment peut-on négocier avec celui qui a pris tout un pays en otage et dont les hommes ont tué des enfants ? », s’indignait un opposant. « La Cedeao est une véritable honte pour l’Afrique ! », disait un autre.
> A (re)lire AU BURKINA FASO, DES HOMMES INTEGRES
L’exaspération de la population ne cessait de croître et l’on pouvait craindre des débordements, notamment contre les membres du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l’ancien président, Blaise Compaoré. Mardi 22 au matin, Achille Tapsoba, le vice-président du CDP, avait été arrêté par des civils alors qu’il quittait Ouagadougou et avait été remis entre les mains de la gendarmerie.
« Nous nous battons pour le rétablissement des institutions, du président de la Transition et des structures administratives, témoignait Ousséini Baadhio, un manifestant opposé au coup d’État. Nous voulons que le Burkina Faso serve d’exemple, qu’il soit un pays de démocratie. »
Joe PENNEY / Reuters
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