PANTHÉON (Cérémonie aujourd’hui Mercredi 27 Mai) : QUATRE NOUVEAUX PARMI LES " GRANDS HOMMES "
PANTHÉON (Cérémonie aujourd’hui Mercredi 27 Mai) : QUATRE NOUVEAUX PARMI LES " GRANDS HOMMES "
📅 Mercredi 27/05/2015 a 14:24 | ✍️ Maufranc Mongai | 👁 654 lecture(s) | 💬 0 reaction(s)
Article publié ce matin par M6Info :
Quatre personnalités vont faire leur entrée au Panthéon, parmi les "grands Hommes", lors d’une cérémonie organisée mercredi 27 mai. Deux hommes et deux femmes, figures de la résistance à l’occupation nazie.
PANTHÉON(Cérémonie aujourd'hui Mercredi 27 Mai ):QUATRE NOUVEAUX PARMI LES "GRANDS HOMMES "
Par M6 Info | M6info – il y a 2 heures
GERMAINE TILLION, une créatrice du Réseau du Musée de l’Homme ;
GENEVIÈVE de GAULLE – ANTHONIOZ, ( nièce de Charles de Gaulle) déportée ;
JEAN ZAY, assassiné par la Milice ;
PIERRE BROSSOLETTE, silencieux malgré la torture.
Ces quatre figures de la résistance à l’occupation nazie vont faire leur entrée au Panthéon, à l’occasion d’une cérémonie organisée mercredi 27 mai. Leurs cendres rejoindront les « grands Hommes » qui reposent déjà dans ce « temple » de la République.
2 FEMMES ET 69 HOMMES
Parmi les 71 personnalités qui y figurent déjà : les écrivains Victor Hugo et Emile Zola, le résistant Jean Moulin, ou encore le politique Jean Jaurès. Parmi ces personnalités, seules deux femmes y figurent : la prix Nobel de chimie Marie Curie, et la scientifique Sophie Berthelot.
GENEVIÈVE de GAULLE – ANTHONIOZ, déportée
Elles seront donc quatre désormais. Les y rejoint Geneviève de Gaulle-Anthonioz, la nièce du Général. Etudiante en histoire, elle rejoint le Réseau du Musée de l'Homme, une des premières organisations de résistance créée à Paris. Dénoncée et arrêtée en 1943, elle est internée à Fresnes, puis déportée en janvier 1944 à Ravensbrück. Au printemps 1996, à 76 ans, elle plaide, devant les députés, en faveur d'un projet de loi de cohésion sociale finalement adopté, après bien des avatars, en 1998. La même année, elle avait été la première femme décorée de la Grand-croix de la Légion d'honneur.
GERMAINE TILLION, une créatrice du Réseau du Musée de l’Homme
Germaine Tillion, héroïne de la Résistance, grande ethnologue, fut une inlassable combattante des droits de l'Homme. Déportée trois ans à Ravensbrück, en même temps que sa mère Emilie qui n'en reviendra pas, elle s'applique à étudier le système concentrationnaire "comme une famille de chacals".
Celle qui se disait "patriote française mais plus encore, patriote de la justice et de la vérité", était née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) dans une famille d'intellectuels catholiques
Elle participe à la création du "Réseau du Musée de l'Homme". A son retour des camps, elle travaillera au CNRS et à l'Ecole pratique des Hautes études.
PIERRE BROSSOLETTE, silencieux malgré la torture
Pierre Brossolette, intellectuel brillant, fut l'un des chefs les plus prestigieux de la Résistance, qui choisit la mort pour ne pas livrer à ses bourreaux de la Gestapo ses secrets essentiels de la France libre. En 1938, il travaille au "Populaire", journal de Blum. Interdit d'enseigner par Vichy, il entre dans la clandestinité dès début 1941. A Londres, il devient proche du colonel Passy. S'il s'est rallié à de Gaulle sans réserve et a œuvré à l'unification de la Résistance, il reste un indiscipliné et s'oppose à Jean Moulin qui l'éclipsera dans la postérité. Il suscite l'hostilité des communistes et tient tête à de Gaulle. Arrêté en Bretagne, torturé pendant deux jours au siège parisien de la Gestapo, il se jette par la fenêtre le 22 mars 1944, sans avoir parlé.
JEAN ZAY, assassiné par la Milice
Jean Zay, résistant, républicain et humaniste, ministre de l'Education du Front populaire, il est une victime emblématique de Vichy, assassiné par la Milice.
Né à Orléans le 6 août 1904, il était devenu le plus jeune député de France à 27 ans puis ministre de Léon Blum à 31. Il démissionne dès le 1er septembre 1939, pour rejoindre son poste aux armées, et s'embarque avec 26 autres parlementaires pour Casablanca à bord du "Massilia". Arrêté à Rabat, le 16 août 1940, renvoyé en métropole, cet homme de convictions est condamné pour "désertion" à la déportation perpétuelle et à la dégradation militaire. Il croupit près de quatre ans en prison à Marseille puis à Riom (Puy-de-Dôme). Le 20 juin, il est tiré de sa cellule et abattu dans une carrière abandonnée. Arrêté ultérieurement, un de ses assassins témoigne qu'il est mort en s'écriant: "Vive la France".
Par M6 Info | M6info
Quatre personnalités vont faire leur entrée au Panthéon, parmi les "grands Hommes", lors d’une cérémonie organisée mercredi 27 mai. Deux hommes et deux femmes, figures de la résistance à l’occupation nazie.
PANTHÉON(Cérémonie aujourd'hui Mercredi 27 Mai ):QUATRE NOUVEAUX PARMI LES "GRANDS HOMMES "
Par M6 Info | M6info – il y a 2 heures
GERMAINE TILLION, une créatrice du Réseau du Musée de l’Homme ;
GENEVIÈVE de GAULLE – ANTHONIOZ, ( nièce de Charles de Gaulle) déportée ;
JEAN ZAY, assassiné par la Milice ;
PIERRE BROSSOLETTE, silencieux malgré la torture.
Ces quatre figures de la résistance à l’occupation nazie vont faire leur entrée au Panthéon, à l’occasion d’une cérémonie organisée mercredi 27 mai. Leurs cendres rejoindront les « grands Hommes » qui reposent déjà dans ce « temple » de la République.
2 FEMMES ET 69 HOMMES
Parmi les 71 personnalités qui y figurent déjà : les écrivains Victor Hugo et Emile Zola, le résistant Jean Moulin, ou encore le politique Jean Jaurès. Parmi ces personnalités, seules deux femmes y figurent : la prix Nobel de chimie Marie Curie, et la scientifique Sophie Berthelot.
GENEVIÈVE de GAULLE – ANTHONIOZ, déportée
Elles seront donc quatre désormais. Les y rejoint Geneviève de Gaulle-Anthonioz, la nièce du Général. Etudiante en histoire, elle rejoint le Réseau du Musée de l'Homme, une des premières organisations de résistance créée à Paris. Dénoncée et arrêtée en 1943, elle est internée à Fresnes, puis déportée en janvier 1944 à Ravensbrück. Au printemps 1996, à 76 ans, elle plaide, devant les députés, en faveur d'un projet de loi de cohésion sociale finalement adopté, après bien des avatars, en 1998. La même année, elle avait été la première femme décorée de la Grand-croix de la Légion d'honneur.
GERMAINE TILLION, une créatrice du Réseau du Musée de l’Homme
Germaine Tillion, héroïne de la Résistance, grande ethnologue, fut une inlassable combattante des droits de l'Homme. Déportée trois ans à Ravensbrück, en même temps que sa mère Emilie qui n'en reviendra pas, elle s'applique à étudier le système concentrationnaire "comme une famille de chacals".
Celle qui se disait "patriote française mais plus encore, patriote de la justice et de la vérité", était née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) dans une famille d'intellectuels catholiques
Elle participe à la création du "Réseau du Musée de l'Homme". A son retour des camps, elle travaillera au CNRS et à l'Ecole pratique des Hautes études.
PIERRE BROSSOLETTE, silencieux malgré la torture
Pierre Brossolette, intellectuel brillant, fut l'un des chefs les plus prestigieux de la Résistance, qui choisit la mort pour ne pas livrer à ses bourreaux de la Gestapo ses secrets essentiels de la France libre. En 1938, il travaille au "Populaire", journal de Blum. Interdit d'enseigner par Vichy, il entre dans la clandestinité dès début 1941. A Londres, il devient proche du colonel Passy. S'il s'est rallié à de Gaulle sans réserve et a œuvré à l'unification de la Résistance, il reste un indiscipliné et s'oppose à Jean Moulin qui l'éclipsera dans la postérité. Il suscite l'hostilité des communistes et tient tête à de Gaulle. Arrêté en Bretagne, torturé pendant deux jours au siège parisien de la Gestapo, il se jette par la fenêtre le 22 mars 1944, sans avoir parlé.
JEAN ZAY, assassiné par la Milice
Jean Zay, résistant, républicain et humaniste, ministre de l'Education du Front populaire, il est une victime emblématique de Vichy, assassiné par la Milice.
Né à Orléans le 6 août 1904, il était devenu le plus jeune député de France à 27 ans puis ministre de Léon Blum à 31. Il démissionne dès le 1er septembre 1939, pour rejoindre son poste aux armées, et s'embarque avec 26 autres parlementaires pour Casablanca à bord du "Massilia". Arrêté à Rabat, le 16 août 1940, renvoyé en métropole, cet homme de convictions est condamné pour "désertion" à la déportation perpétuelle et à la dégradation militaire. Il croupit près de quatre ans en prison à Marseille puis à Riom (Puy-de-Dôme). Le 20 juin, il est tiré de sa cellule et abattu dans une carrière abandonnée. Arrêté ultérieurement, un de ses assassins témoigne qu'il est mort en s'écriant: "Vive la France".
Par M6 Info | M6info
💬 Reactions (0)
Pour reagir a cette news, connectez-vous
(si deja membre), sinon rejoignez-nous.
Soyez le premier a reagir a cette news !