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VIOLS EN CENTRAFRIQUE ENTRE DECEMBRE 2013 - MAI 2014 : CE QU'ONT RACONTE LES PETITES VICTIMES

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VIOLS EN CENTRAFRIQUE ENTRE DECEMBRE 2013 - MAI 2014 : CE QU'ONT RACONTE LES PETITES VICTIMES

📅 Lundi 04/05/2015 a 12:01  |  ✍️ Maufranc Mongai  |  👁 735 lecture(s)  |  💬 0 reaction(s)

Article paru hier dans le Journal du Dimanche:
Le JDD dévoile les témoignages de cinq enfants Centrafricains à l'origine du scandale sur des viols présumés commis par des militaires français.

VIOLS EN CENTRAFRIQUE : CE QU'ONT RACONTE LES PETITES VICTIMES
L'ONU a compilé dans un rapport les témoignages d'enfants, victimes de viols supposés par des soldats français entre décembre 2013 et mai 2014. (LP/Philippe de Poulpiquet)

Leurs témoignages, précis, donnent des haut-le-cœur.
Le Journal du Dimanche dévoile les dépositions des enfants contenues dans le rapport de l'ONU à l'origine du scandale sur les viols présumés commis par des soldats français en Centrafrique sur des mineurs, entre décembre 2013 et mai 2014.

La justice française, saisie l'été dernier, a pour le moment mis en cause 14 soldats de l'opération SANGARIS.

Parmi les six enfants à la rue qui ont dénoncé les faits, quatre auraient subi des sévices sexuels, les deux autres ont raconté les actes infligés à leurs amis.

Ils ont entre 8 et 13 ans et décrivent des histoires dramatiquement similaires.
A chaque fois, les gamins ont été contraints à des pratiques sexuelles en échange d'un peu de nourriture.
L'un raconte avoir été abordé en janvier 2014, alors qu'il jouait à côté de la base militaire.
Une fois l'acte fini, il aurait obtenu quelques biscuits et de l'argent.

«IL SAVAIT CE QU'IL AVAIT A FAIRE»

Un autre explique avoir rencontré à un check-point un militaire qui lui aurait montré une vidéo porno avant de lui demander de faire la même chose, en échange d'une ration.

«On avait faim, c'est pour ça qu'on l'a fait», explique un troisième, qui a dû avec un copain s'occuper de deux soldats français blancs.
Selon le rapport, le garçon est traumatisé depuis, son audition à même dû être interrompue.

«Il savait ce qu'il avait à faire», est-il écrit dans le rapport, selon le JDD, à propos d'un jeune d'à peine 9 ans qui s'est rendu de lui-même à la base pour obtenir de quoi manger.
Selon son témoignage, il a pratiqué plusieurs actes sur une période de cinq mois avec le même soldat français.

UN SNIPER, EN POSTE A L’AÉROPORT

Selon une source judiciaire, «très peu» de violeurs présumés ont été identifiés.
Mais les enfants, qui n'ont pas encore été entendus par la justice française, donnent des éléments descriptifs des agresseurs.
Comme une particularité à côté de l'ongle du petit doigt de la main gauche de l'un d'entre eux.
Ou alors le surnom d'un autre.

L'un des garçons, qui n'a rien subi mais raconte les sévices infligés à ses copains, évoque un skinhead, un créole, un soldat avec un tatouage de serpent sur la main.
Il décrit un binôme, dont l'un des deux est sniper, en poste à l'aéroport de Bangui.

Le dernier, quant à lui, rapporte les viols commis par des soldats du Tchad et de Guinée Equatoriale sur ses amis, mais aussi par un Français, dont il donne un détail physique : un tatouage de fleur sur la nuque.

Journal du Dimanche JDD

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