Flash suite à l'annonce du Général Chan-Ocha ce matin à la radio: COUP D'ETAT EN THAILANDE
Flash suite à l'annonce du Général Chan-Ocha ce matin à la radio: COUP D'ETAT EN THAILANDE
📅 Jeudi 22/05/2014 a 21:56 | ✍️ Maufranc Mongai | 👁 846 lecture(s) | 💬 0 reaction(s)
COUP D'ETAT EN THAILANDE
Par Radio-Canada | Radio Canada – il y a 55 minutes
Le chef de l'armée thaïlandaise a annoncé jeudi avoir pris le contrôle du gouvernement, deux jours après avoir imposé la loi martiale dans le pays.
En direct à la télévision, le général Prayuth Chan-ocha a dit vouloir entreprendre des réformes politiques afin de restaurer l'ordre en Thaïlande.
Il a promis que le coup d'État n'affecterait pas les relations qu'entretient la Thaïlande avec le reste du monde.
Le général Chan-ocha a fait cette annonce jeudi matin, après une rencontre tenue entre factions rivales qui visait à rétablir l'ordre après des mois de manifestations populaires.
Les pouvoirs du premier ministre par intérim, Niwattumrong Boonsongpaisan, et de son gouvernement ont été immédiatement suspendus. Plus tôt cette semaine, le premier ministre a appelé l'armée à agir « dans le respect de la Constitution » et a proposé la tenue d'élections législatives le 3 août.
IMPOSITION D'UN COUVRE-FEU
Selon l'Agence France-Presse, qui cite des témoins, les leaders des manifestants des deux factions politiques rivales ont été emmenés par l'armée.
À la suite de l'annonce télévisée, l'armée a fait savoir qu'un couvre-feu était désormais imposé dans le pays.
« Nul n'est autorisé à quitter son domicile entre 22 h et 5 h », a déclaré un porte-parole de l'armée.
L'armée thaïlandaise a par ailleurs ordonné jeudi à toutes les télévisions et radios du pays d'interrompre leur programmation pour diffuser les bulletins du nouveau régime « Afin de donner des informations exactes à la population », a déclaré le porte-parole de l'armée. À la télévision nationale thaïlandaise, on n'aperçoit plus à l'écran qu'une succession de photos de militaires sur fond blanc, relate l'AFP.
Affirmant craindre des flambées de violence dans le pays en raison des manifestations incessantes des deux factions qui se disputent le pouvoir, l'armée thaïlandaise a pris le contrôle des institutions du pays mardi et a décrété la loi martiale sur l'ensemble du territoire.
L'état-major avait alors juré que l'imposition de la loi martiale ne signifiait pas un coup d'État et qu'elle ne visait qu'à préserver l'ordre et la sécurité dans les rues, où une trentaine de personnes ont été tuées depuis novembre lors de violentes manifestations antigouvernementales.
CONDAMNATIONS INTERNATIONALES
Jeudi, l'Union européenne a appelé à un « retour rapide à un processus démocratique légitime » en Thaïlande, et a appelé l'armée à « accepter et respecter l'autorité constitutionnelle du pouvoir civil ».
Même son de cloche du côté du Canada, qui a condamné la prise de contrôle du gouvernement élu par l'armée et la suspension de la constitution thaïlandaise, décision qui « viole les principes démocratiques de la Thaïlande ».
Les Nations unies ont aussi exprimé leur crainte de voir les libertés fondamentales remises en cause et ont appelé les autorités à respecter les droits de l'homme.
HUIT ANS DE CONFLITS POLITIQUES
Les troubles politiques qui secouent la Thaïlande ont pris naissance il y a huit ans dans le pays, où les « chemises jaunes », principalement des membres de la classe moyenne et des notables royalistes de Bangkok, se disputent âprement le pouvoir avec les « chemises rouges », partisans de la famille Shinawatra.
La première ministre Yingluck Shinawatra a été destituée le 7 mai dernier par la Cour constitutionnelle du pays pour abus de pouvoir après seulement 6 mois à la tête du gouvernement.
Yingluck Shinawatra est également la sœur de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé lors d'un coup d'État en 2006.
L'armée intervient régulièrement dans les affaires politiques de la Thaïlande. Il s'agit en effet du 19e coup d'État militaire mené par l'armée thaïlandaise en 80 ans.
Par Radio-Canada | Radio Canada – il y a 55 minutes
Le chef de l'armée thaïlandaise a annoncé jeudi avoir pris le contrôle du gouvernement, deux jours après avoir imposé la loi martiale dans le pays.
En direct à la télévision, le général Prayuth Chan-ocha a dit vouloir entreprendre des réformes politiques afin de restaurer l'ordre en Thaïlande.
Il a promis que le coup d'État n'affecterait pas les relations qu'entretient la Thaïlande avec le reste du monde.
Le général Chan-ocha a fait cette annonce jeudi matin, après une rencontre tenue entre factions rivales qui visait à rétablir l'ordre après des mois de manifestations populaires.
Les pouvoirs du premier ministre par intérim, Niwattumrong Boonsongpaisan, et de son gouvernement ont été immédiatement suspendus. Plus tôt cette semaine, le premier ministre a appelé l'armée à agir « dans le respect de la Constitution » et a proposé la tenue d'élections législatives le 3 août.
IMPOSITION D'UN COUVRE-FEU
Selon l'Agence France-Presse, qui cite des témoins, les leaders des manifestants des deux factions politiques rivales ont été emmenés par l'armée.
À la suite de l'annonce télévisée, l'armée a fait savoir qu'un couvre-feu était désormais imposé dans le pays.
« Nul n'est autorisé à quitter son domicile entre 22 h et 5 h », a déclaré un porte-parole de l'armée.
L'armée thaïlandaise a par ailleurs ordonné jeudi à toutes les télévisions et radios du pays d'interrompre leur programmation pour diffuser les bulletins du nouveau régime « Afin de donner des informations exactes à la population », a déclaré le porte-parole de l'armée. À la télévision nationale thaïlandaise, on n'aperçoit plus à l'écran qu'une succession de photos de militaires sur fond blanc, relate l'AFP.
Affirmant craindre des flambées de violence dans le pays en raison des manifestations incessantes des deux factions qui se disputent le pouvoir, l'armée thaïlandaise a pris le contrôle des institutions du pays mardi et a décrété la loi martiale sur l'ensemble du territoire.
L'état-major avait alors juré que l'imposition de la loi martiale ne signifiait pas un coup d'État et qu'elle ne visait qu'à préserver l'ordre et la sécurité dans les rues, où une trentaine de personnes ont été tuées depuis novembre lors de violentes manifestations antigouvernementales.
CONDAMNATIONS INTERNATIONALES
Jeudi, l'Union européenne a appelé à un « retour rapide à un processus démocratique légitime » en Thaïlande, et a appelé l'armée à « accepter et respecter l'autorité constitutionnelle du pouvoir civil ».
Même son de cloche du côté du Canada, qui a condamné la prise de contrôle du gouvernement élu par l'armée et la suspension de la constitution thaïlandaise, décision qui « viole les principes démocratiques de la Thaïlande ».
Les Nations unies ont aussi exprimé leur crainte de voir les libertés fondamentales remises en cause et ont appelé les autorités à respecter les droits de l'homme.
HUIT ANS DE CONFLITS POLITIQUES
Les troubles politiques qui secouent la Thaïlande ont pris naissance il y a huit ans dans le pays, où les « chemises jaunes », principalement des membres de la classe moyenne et des notables royalistes de Bangkok, se disputent âprement le pouvoir avec les « chemises rouges », partisans de la famille Shinawatra.
La première ministre Yingluck Shinawatra a été destituée le 7 mai dernier par la Cour constitutionnelle du pays pour abus de pouvoir après seulement 6 mois à la tête du gouvernement.
Yingluck Shinawatra est également la sœur de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé lors d'un coup d'État en 2006.
L'armée intervient régulièrement dans les affaires politiques de la Thaïlande. Il s'agit en effet du 19e coup d'État militaire mené par l'armée thaïlandaise en 80 ans.
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