Parution du numéro 4 du magazine d'informations ACUBO NEWS
Parution du numéro 4 du magazine d'informations ACUBO NEWS
📅 Jeudi 16/06/2011 a 15:46 | ✍️ Maufranc Mongai | 👁 1063 lecture(s) | 💬 0 reaction(s)
Maufranc
Le travail d’écriture de l’histoire du Peuple Bomboma en vue de la valorisation de sa culture constitue la question essentielle qui nous appelle, membres d’ACUBO, à l’ouverture d’esprit et à des larges échanges sur les sujets d’intérêts communs pour notre Peuple.
Ainsi, pour marquer la parution du numéro 4 de notre magazine d’informations consacré à la découverte du Peuple Bomboma avec un bilan des 5 ans d’existence et d’activités de notre Association, nous avions jugé bon de reproduire intégralement ici le texte de notre Secrétaire Général, l’Abbé Gilbert Tembo, sur la présentation de notre Peuple.
LES BOMBOMA, QUI SONT-ILS ?
Le Peuple Bomboma
Les Bomboma font partie des 450 peuples ou ethnies de la RDCongo. On les retrouve précisément sur l’espace congolais situé entre les rivières Ngiri et Ubangi, au Nord-Ouest de la province congolaise de l’Équateur. Avec l’implantation du christianisme dans la Ngiri, les Bomboma se sont vus attribuer dès 1939 l’unique paroisse catholique qui les regroupe tous, en unifiant en même temps leurs nombreux villages. Ce qui n’est pas un moindre avantage pour garantir l’unité et la cohésion de ce peuple. Depuis que l’important village Bomboma, peu avant la décolonisation belge, n’est plus le chef-lieu du Territoire administratif, c’est à la Paroisse catholique Saint Joseph de Bokonzi, implantée en plein cœur du pays Bomboma, « pays du peuple de vin de palme », qu’il incombe d’entretenir et rentabiliser ses infrastructures éducatives, sociales, sanitaires et économiques pour contribuer efficacement au bien-être social et spirituel des Bomboma vivant au pays ancestral. C’est dire toute l’importance qu’il faut accorder et reconnaître ici à cette paroisse qui, depuis bientôt soixante-dix ans, constitue l’unique institution locale stable et capable de conduire les Bomboma à amorcer la phase de la modernisation de leur habitat et l’amélioration de leur condition de vie.
Bien qu’ils soient un peu moins de 100.000 habitants, ce qui en fait, du point de vue de son poids démographique, une des minorités ethniques en RDC, ils n’en sont pas moins un peuple comme les autres. En témoignent leurs référents identitaires de base : s’appelant Bomboma, ils occupent l’ancien Territoire appelé aussi Bomboma et parlent la langue Bomboma (une des langues dont le Lingala, qui est une des quatre langues nationales en RDC, tire à souhait son origine et son vocabulaire). Aussi ils ont une culture très riche avec de nombreuses particularités : jadis chez eux, en guise de dot, le mariage traditionnel était primordialement assorti de l’ « obligation de réciprocité symétrique et positive » entre les deux familles, l’une faisant marier son garçon et l’autre devant recevoir une fille (cousine, nièce du beau-fils) pour combler le vide laissé par celle qui s’en va dans la nouvelle famille.
C’est donc un système de dot compensatoire. Chez les Bomboma, les deux familles en parte- nariat d’alliance exogamique (l’inceste étant formellement interdit sinon excommunication) sont à la fois donatrices et donataires pour qu’aucune partie ne soit déséquilibrée en raison du mariage. Bref, dans la conclusion de l’alliance matrimoniale, toutes les familles en sortent gagnantes si bien que le principe d’équilibre de réciprocité s’en trouve respecté.
L’avantage de cette réciprocité acceptée par tous était d’inscrire l’alliance des mariés et de leurs familles dans la durée et aussi de permettre à la famille de la mariée de ne pas souffrir du vide créé par son départ. C’est donc une question de justice et d’équilibre.
Il faut souligner aussi que la femme Bomboma est une véritable travailleuse des champs et, par sa capacité de travail manuel, une grande pourvoyeuse du bien-être matériel à sa famille.
Outre cette spécificité d’alliance de réciprocité donateur-donataire, qui n’appartient mainte-nant plus qu’au passé, les Bomboma sont reconnus comme un des peuples passionnés par la culture, la totémisation et la valorisation du palmier et de ses nombreux usages et effets.
A cet égard, ils constituent non seulement un peuple élaïculteur mais aussi palmophile si bien que, les observant de près, certains de leurs voisins dans les villes et villages congolais, les reconnaissant par leur rapport culturel au palmier et au vin de palme, n’hésitent pas à les surnommer « le peuple du vin de palme ». Car les Bomboma en sont des véritables connaisseurs et des bons tireurs.
Ils ont également d’autres spécificités par exemple dans l’art de la palabre, de pêche, de culture des champs de proximité et de ceux éloignés de l’habitat, la chorégraphie Mungebe, la lutte traditionnelle Pongo…, à découvrir sur le site Internet www.bomboma.org
En Occident, il existerait actuellement une centaine des familles Bomboma qui se sont surtout établies en Europe Occidentale. Et comme la plupart des diasporas africaines et congolaises, celle des Bomboma se fait remarquer aussi par les contacts fréquents de fraternisation et de soutien mutuels de ses membres. Mais, à l’instar de très peu de diasporas congolaises qui ont osé le faire, les Bomboma ont réussi à transformer leur appartenance naturelle et culturelle en une Association culturelle sans but lucratif dénommée ACUBO dont la mission principale est d’Agir pour la promotion de la CUlture BOmboma, au-delà des frontières congolaises. Aussi ils ont un site web (précité) et également un Journal papier et électronique baptisé ACUBO NEWS. Ce périodique à parution trimestrielle s’articule en 7 rubriques principales portant sur les Activités de la Diaspora Bomboma, les Actualités des Bomboma à travers le monde, l’étude approfondie d’un Dossier d’intérêt culturel et enfin le Carnet de leurs joies et peines. Il faut avoir vécu dans un village Bomboma, à plus de 1000 km de Kinshasa, la Capitale de la RDC, où depuis l’invention de l’imprimerie aucun journal papier congolais et étranger n’a pu illustrer et commenter ses pages avec les photographies locales du pays Bomboma, pour apprécier l’importance et l’impact d’ACUBO NEWS.
Pour toute commande de ce magazine, veuillez contacter nos deux trésoriers.
Ainsi, pour marquer la parution du numéro 4 de notre magazine d’informations consacré à la découverte du Peuple Bomboma avec un bilan des 5 ans d’existence et d’activités de notre Association, nous avions jugé bon de reproduire intégralement ici le texte de notre Secrétaire Général, l’Abbé Gilbert Tembo, sur la présentation de notre Peuple.
LES BOMBOMA, QUI SONT-ILS ?
Le Peuple Bomboma
Les Bomboma font partie des 450 peuples ou ethnies de la RDCongo. On les retrouve précisément sur l’espace congolais situé entre les rivières Ngiri et Ubangi, au Nord-Ouest de la province congolaise de l’Équateur. Avec l’implantation du christianisme dans la Ngiri, les Bomboma se sont vus attribuer dès 1939 l’unique paroisse catholique qui les regroupe tous, en unifiant en même temps leurs nombreux villages. Ce qui n’est pas un moindre avantage pour garantir l’unité et la cohésion de ce peuple. Depuis que l’important village Bomboma, peu avant la décolonisation belge, n’est plus le chef-lieu du Territoire administratif, c’est à la Paroisse catholique Saint Joseph de Bokonzi, implantée en plein cœur du pays Bomboma, « pays du peuple de vin de palme », qu’il incombe d’entretenir et rentabiliser ses infrastructures éducatives, sociales, sanitaires et économiques pour contribuer efficacement au bien-être social et spirituel des Bomboma vivant au pays ancestral. C’est dire toute l’importance qu’il faut accorder et reconnaître ici à cette paroisse qui, depuis bientôt soixante-dix ans, constitue l’unique institution locale stable et capable de conduire les Bomboma à amorcer la phase de la modernisation de leur habitat et l’amélioration de leur condition de vie.
Bien qu’ils soient un peu moins de 100.000 habitants, ce qui en fait, du point de vue de son poids démographique, une des minorités ethniques en RDC, ils n’en sont pas moins un peuple comme les autres. En témoignent leurs référents identitaires de base : s’appelant Bomboma, ils occupent l’ancien Territoire appelé aussi Bomboma et parlent la langue Bomboma (une des langues dont le Lingala, qui est une des quatre langues nationales en RDC, tire à souhait son origine et son vocabulaire). Aussi ils ont une culture très riche avec de nombreuses particularités : jadis chez eux, en guise de dot, le mariage traditionnel était primordialement assorti de l’ « obligation de réciprocité symétrique et positive » entre les deux familles, l’une faisant marier son garçon et l’autre devant recevoir une fille (cousine, nièce du beau-fils) pour combler le vide laissé par celle qui s’en va dans la nouvelle famille.
C’est donc un système de dot compensatoire. Chez les Bomboma, les deux familles en parte- nariat d’alliance exogamique (l’inceste étant formellement interdit sinon excommunication) sont à la fois donatrices et donataires pour qu’aucune partie ne soit déséquilibrée en raison du mariage. Bref, dans la conclusion de l’alliance matrimoniale, toutes les familles en sortent gagnantes si bien que le principe d’équilibre de réciprocité s’en trouve respecté.
L’avantage de cette réciprocité acceptée par tous était d’inscrire l’alliance des mariés et de leurs familles dans la durée et aussi de permettre à la famille de la mariée de ne pas souffrir du vide créé par son départ. C’est donc une question de justice et d’équilibre.
Il faut souligner aussi que la femme Bomboma est une véritable travailleuse des champs et, par sa capacité de travail manuel, une grande pourvoyeuse du bien-être matériel à sa famille.
Outre cette spécificité d’alliance de réciprocité donateur-donataire, qui n’appartient mainte-nant plus qu’au passé, les Bomboma sont reconnus comme un des peuples passionnés par la culture, la totémisation et la valorisation du palmier et de ses nombreux usages et effets.
A cet égard, ils constituent non seulement un peuple élaïculteur mais aussi palmophile si bien que, les observant de près, certains de leurs voisins dans les villes et villages congolais, les reconnaissant par leur rapport culturel au palmier et au vin de palme, n’hésitent pas à les surnommer « le peuple du vin de palme ». Car les Bomboma en sont des véritables connaisseurs et des bons tireurs.
Ils ont également d’autres spécificités par exemple dans l’art de la palabre, de pêche, de culture des champs de proximité et de ceux éloignés de l’habitat, la chorégraphie Mungebe, la lutte traditionnelle Pongo…, à découvrir sur le site Internet www.bomboma.org
En Occident, il existerait actuellement une centaine des familles Bomboma qui se sont surtout établies en Europe Occidentale. Et comme la plupart des diasporas africaines et congolaises, celle des Bomboma se fait remarquer aussi par les contacts fréquents de fraternisation et de soutien mutuels de ses membres. Mais, à l’instar de très peu de diasporas congolaises qui ont osé le faire, les Bomboma ont réussi à transformer leur appartenance naturelle et culturelle en une Association culturelle sans but lucratif dénommée ACUBO dont la mission principale est d’Agir pour la promotion de la CUlture BOmboma, au-delà des frontières congolaises. Aussi ils ont un site web (précité) et également un Journal papier et électronique baptisé ACUBO NEWS. Ce périodique à parution trimestrielle s’articule en 7 rubriques principales portant sur les Activités de la Diaspora Bomboma, les Actualités des Bomboma à travers le monde, l’étude approfondie d’un Dossier d’intérêt culturel et enfin le Carnet de leurs joies et peines. Il faut avoir vécu dans un village Bomboma, à plus de 1000 km de Kinshasa, la Capitale de la RDC, où depuis l’invention de l’imprimerie aucun journal papier congolais et étranger n’a pu illustrer et commenter ses pages avec les photographies locales du pays Bomboma, pour apprécier l’importance et l’impact d’ACUBO NEWS.
Pour toute commande de ce magazine, veuillez contacter nos deux trésoriers.
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