LES ORIGINES DU PEUPLE BOMBOMA, cas des MOTUBA !
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Maufranc Mongai
14-02-2022 a 19h04




LES ORIGINES DU PEUPLE BOMBOMA,
cas des MOTUBA .
D’où viennent les"MOTUBA", parmi les Bomboma!
Lisez ici l'intégralité de l'histoire.
Presque tous les peuples ont connu des migrations, c’est-à-dire des déplacements d’un endroit à un autre pour s’y établir.
Ainsi, les grandes entités comme les Bantou sont partis du nord de l’Afrique vers le centre, et du centre vers le sud de l’Afrique.
Comme c’était la volonté de Jéhovah Dieu que les hommes se dispersent sur toute l’étendue de la terre (Lire Genèse 11 : 8, 9).
Des petits groupements humains ont connu aussi ces déplacements ; c’est le cas d’une composante du peuple Bomboma : les MOTUBA dont je veux parler ici, avec en partie leurs frères de Bokonzi.
Les Motuba comme les autres peuples Bomboma ont traversé la rivière Ubangi.
En traversant cette rivière, l’ancêtre des "MOTUBA" s’est établi avec tous les enfants à Imese près de Dongo.
C’était une grande famille conduit par un « pater familias ».
Le récit ne précise pas si Motuba était le nom d’une personne ou d’un groupe.
On mentionne dans le récit le nom de NYAMALENGE, soit comme la mère du groupe émigrant soit comme le nom du village d’origine d’où est sorti le groupe Motuba.
Les autres composantes de Bomboma (Bokonzi, Makengo, Nzumbele etc.) connaissent les Motuba sous cette expression :
« Motuba mwa Nyamalenge, mwa boma ndumu na likponzo la mokete »
L ittéralement : (Motuba de Nyamalenge, qui a battu le tam-tam en utilisant l’os de l’antilope).
A l’époque, un homme respectable devrait avoir une dizaine de femmes au moins, car certains en avaient plus.
On raconte que chez les voisins des Motuba, les Bozaba, un homme qui répondait au nom de LOBANGA en avait 80.
Imaginez-vous quelqu’un qui se déplace avec 80 femmes et des enfants!
C’est tout un peuple ou tout un village qui se déplace!!
Le principe était d’avoir un chiffre élevé de femmes, même si le mari ne pouvait pas faire le lit avec chacune d’elles ; toutes, sauf la favorite, dit « Nkonde », toutes les autres étaient à la disposition des frères cadets ou des cousins du mari.
Les enfants qui naissaient étaient fils du mari « propriétaire » de la femme, parce que c’est lui qui versait la dot.
Revenons à l’ancêtre des Motuba et sa famille qui s’étaient installés à Imese (Limese). L’ancêtre ne se plaisait à Imese, il a poursuivi sa marche le plus possible de son territoire d’origine, Imese étant à la frontière, et arriva à Mokusi (Comuele).
Ici, il a passé plusieurs saisons, c’était devenu son village ; mais il avait aussi l’esprit de conquête, il a progressé jusqu’à atteindre le territoire qu’occupe aujourd’hui les Motuba.
Sur le trajet de Mokusi à Motuba, certains membres de ces émigrants se sont établis : les uns sont restés à Mokusi, les autres aux villages actuels de Kombe, Ngbanza ; d’autres encore à Likpangbala.
Les Motuba et les Likpangbala sont restés jusqu’à ce jour frontaliers quant à la possession des forêts.
De ceux qui ont continué la marche, émerge le nom de « Gbe » comme fondateur du village actuel des Motuba.
On trouve aujourd’hui à Motuba un clan, très large, qui s’appelle Boso Gbé, le clan fondateur du village.
De Mokusi, ils ont atteint la forêt Saba-saba et se sont établis le long de la rivière Nyafanga. Ils vivaient de la pêche et de la chasse.
Le fait de s’établir le long de la rivière montre qu’ils étaient des riverains et, aujourd’hui, une des principales activités des Motuba reste la pêche.
1ère partie déjà publiée et suivons la 2ème.
( Suite et fin de l'histoire sur les MOTUBA )
Un jour un chasseur a trouvé un peu loin, dans la forêt où les Motuba s’étaient établis, un petit village et il est allé rapporter au village qu’il y avait des ennemis dans leur forêt.
Les Motuba se sont organisés, ils ont attaqué les occupants et ils les ont chassés.
On raconte que c’était les Lobala.
Cet endroit a pris le nom de « Bukulelaka ».
Le terme contient deux mots : "Bokuli et Eleka" qui signifient respectivement, la force et la valeur (l’honneur).
Aujourd’hui, BUKULELAKA est resté le nom d’un petit ruisseau qui coule à cet endroit.
Parmi les ancêtres des Motuba, « Gbé » était probablement l’aîné de plusieurs frères.
Une forte difficulté a surgi entre deux frères dont le nom bien connu est celui de KELEGBA.
Un autre frère perdait des enfants à bas âges. Sur le toit de son habitation, la nuit un hibou venait souvent hululer.
Dans ce hululement, on entendait des paroles telles que « mboka, mboka bokuli » pour dire que ce village t’est difficile pour vivre.
Le frère endeuillé accusait son frère Kelegba d’être le « mangeur » occulte de ses enfants, alors que Kelegba se déclarait innocent.
La solution était que ces deux frères se séparent.
L’endeuillé a décidé de quitter le village et est allé chez les Bamboli.
En route avec ses femmes, le hibou continuait à hululer.
A certain endroit il a exigé ses femmes de défaire leurs bagages.
Il trouve qu’une femme avait dans son bagage le fameux hibou sorcier, couvert entre deux pots, les « mabongo ».
Les choses se sont révélé que c’était la femme qui était la cause de décès des enfants.
L’émigrant a rebroussé chemin. Il est arrivé au village, il a relaté les faits en demandant pardon à son frère Kelegba.
Il a tué la femme sorcière, et a repris sa route parce qu’il avait honte de rester dans la famille avec tout ce qui s’était passé.
Il est allé s’installer dans un village des Bamboli appelé MUNYANGI.
Kelegba de sa part n’a pas voulu rester au village, il a émigré lui aussi au-delà de la rivière « Monzo » qui sépare aujourd’hui les groupements Motuba et Nzumbele.
Kelegba (Motuba) et Konzi (Bokonzi) sont-ils parentés ?
Ecoutez la suite :
Kelegba est arrivé au village de Konzi où il a trouvé de l’hospitalité ; il était accompagné de sa sœur « NYABISENZO ».
Celle-ci devait faciliter son éventuel mariage avec une fille de Boso-Konzi, car la coutume était que l’homme qui allait épouser une femme dans une famille donnée, devait verser la dot et en plus, donner aussi sa sœur ou sa cousine ou une femme qu’on lui avait échangée au mariage de sa sœur et qu’il ne veut pas épouser lui-même.
Ainsi, Kalegba, lorsqu’il a pu épouser une femme de Boso-Konzi (Bokonzi), il a laissé en échange sa sœur NYABISENZO.
Celle-ci est l’ascendante du clan « Bosolo », d’où est sorti « Epondo », le père de Jules BOBOY dont nous connaissons les enfants : Thomas TOGBA et ses frères.
Comme nous sommes du régime patrilinéaire (paternel), le nom de Nyabisenzo a disparu, tandis que de Kelegba est issu tout un clan au village de Konzi : Boso-Kelegba.
A Bokonzi même le clan Bokelegba est connu aussi sous l’appellation « Bogbe », exactement comme à Motuba, le clan « Bogbe » auquel appartient la mère de l’Abbé Simon BOLOMBA de Bokonzi répondant au nom de Nyabisenzo.
Aujourd’hui, quelques noms sont les mêmes à Bogbe (Motuba) et à Bokelegba (Bokonzi), comme par exemple : Mokpelembembe, Mongai, Monyele, Manzanga, Eseka…
Les villages de « Kombe » et « Ngbanza » sur la route de Dongo-Kungu, se disent cousins des Motuba parce qu’ils descendent tous de « Gbe » un ancêtre commun des Motuba.
Je désire terminer ce récit par cette exhortation : nous sommes condamnés à vivre en frères parce que, qu’on le veule ou pas, nous descendons du même sang.
Votre serviteur Jérôme SWATA.
Vive la Culture Bomboma au travers de l'ACUBO.
cas des MOTUBA .
D’où viennent les"MOTUBA", parmi les Bomboma!
Lisez ici l'intégralité de l'histoire.
Presque tous les peuples ont connu des migrations, c’est-à-dire des déplacements d’un endroit à un autre pour s’y établir.
Ainsi, les grandes entités comme les Bantou sont partis du nord de l’Afrique vers le centre, et du centre vers le sud de l’Afrique.
Comme c’était la volonté de Jéhovah Dieu que les hommes se dispersent sur toute l’étendue de la terre (Lire Genèse 11 : 8, 9).
Des petits groupements humains ont connu aussi ces déplacements ; c’est le cas d’une composante du peuple Bomboma : les MOTUBA dont je veux parler ici, avec en partie leurs frères de Bokonzi.
Les Motuba comme les autres peuples Bomboma ont traversé la rivière Ubangi.
En traversant cette rivière, l’ancêtre des "MOTUBA" s’est établi avec tous les enfants à Imese près de Dongo.
C’était une grande famille conduit par un « pater familias ».
Le récit ne précise pas si Motuba était le nom d’une personne ou d’un groupe.
On mentionne dans le récit le nom de NYAMALENGE, soit comme la mère du groupe émigrant soit comme le nom du village d’origine d’où est sorti le groupe Motuba.
Les autres composantes de Bomboma (Bokonzi, Makengo, Nzumbele etc.) connaissent les Motuba sous cette expression :
« Motuba mwa Nyamalenge, mwa boma ndumu na likponzo la mokete »
L ittéralement : (Motuba de Nyamalenge, qui a battu le tam-tam en utilisant l’os de l’antilope).
A l’époque, un homme respectable devrait avoir une dizaine de femmes au moins, car certains en avaient plus.
On raconte que chez les voisins des Motuba, les Bozaba, un homme qui répondait au nom de LOBANGA en avait 80.
Imaginez-vous quelqu’un qui se déplace avec 80 femmes et des enfants!
C’est tout un peuple ou tout un village qui se déplace!!
Le principe était d’avoir un chiffre élevé de femmes, même si le mari ne pouvait pas faire le lit avec chacune d’elles ; toutes, sauf la favorite, dit « Nkonde », toutes les autres étaient à la disposition des frères cadets ou des cousins du mari.
Les enfants qui naissaient étaient fils du mari « propriétaire » de la femme, parce que c’est lui qui versait la dot.
Revenons à l’ancêtre des Motuba et sa famille qui s’étaient installés à Imese (Limese). L’ancêtre ne se plaisait à Imese, il a poursuivi sa marche le plus possible de son territoire d’origine, Imese étant à la frontière, et arriva à Mokusi (Comuele).
Ici, il a passé plusieurs saisons, c’était devenu son village ; mais il avait aussi l’esprit de conquête, il a progressé jusqu’à atteindre le territoire qu’occupe aujourd’hui les Motuba.
Sur le trajet de Mokusi à Motuba, certains membres de ces émigrants se sont établis : les uns sont restés à Mokusi, les autres aux villages actuels de Kombe, Ngbanza ; d’autres encore à Likpangbala.
Les Motuba et les Likpangbala sont restés jusqu’à ce jour frontaliers quant à la possession des forêts.
De ceux qui ont continué la marche, émerge le nom de « Gbe » comme fondateur du village actuel des Motuba.
On trouve aujourd’hui à Motuba un clan, très large, qui s’appelle Boso Gbé, le clan fondateur du village.
De Mokusi, ils ont atteint la forêt Saba-saba et se sont établis le long de la rivière Nyafanga. Ils vivaient de la pêche et de la chasse.
Le fait de s’établir le long de la rivière montre qu’ils étaient des riverains et, aujourd’hui, une des principales activités des Motuba reste la pêche.
1ère partie déjà publiée et suivons la 2ème.
( Suite et fin de l'histoire sur les MOTUBA )
Un jour un chasseur a trouvé un peu loin, dans la forêt où les Motuba s’étaient établis, un petit village et il est allé rapporter au village qu’il y avait des ennemis dans leur forêt.
Les Motuba se sont organisés, ils ont attaqué les occupants et ils les ont chassés.
On raconte que c’était les Lobala.
Cet endroit a pris le nom de « Bukulelaka ».
Le terme contient deux mots : "Bokuli et Eleka" qui signifient respectivement, la force et la valeur (l’honneur).
Aujourd’hui, BUKULELAKA est resté le nom d’un petit ruisseau qui coule à cet endroit.
Parmi les ancêtres des Motuba, « Gbé » était probablement l’aîné de plusieurs frères.
Une forte difficulté a surgi entre deux frères dont le nom bien connu est celui de KELEGBA.
Un autre frère perdait des enfants à bas âges. Sur le toit de son habitation, la nuit un hibou venait souvent hululer.
Dans ce hululement, on entendait des paroles telles que « mboka, mboka bokuli » pour dire que ce village t’est difficile pour vivre.
Le frère endeuillé accusait son frère Kelegba d’être le « mangeur » occulte de ses enfants, alors que Kelegba se déclarait innocent.
La solution était que ces deux frères se séparent.
L’endeuillé a décidé de quitter le village et est allé chez les Bamboli.
En route avec ses femmes, le hibou continuait à hululer.
A certain endroit il a exigé ses femmes de défaire leurs bagages.
Il trouve qu’une femme avait dans son bagage le fameux hibou sorcier, couvert entre deux pots, les « mabongo ».
Les choses se sont révélé que c’était la femme qui était la cause de décès des enfants.
L’émigrant a rebroussé chemin. Il est arrivé au village, il a relaté les faits en demandant pardon à son frère Kelegba.
Il a tué la femme sorcière, et a repris sa route parce qu’il avait honte de rester dans la famille avec tout ce qui s’était passé.
Il est allé s’installer dans un village des Bamboli appelé MUNYANGI.
Kelegba de sa part n’a pas voulu rester au village, il a émigré lui aussi au-delà de la rivière « Monzo » qui sépare aujourd’hui les groupements Motuba et Nzumbele.
Kelegba (Motuba) et Konzi (Bokonzi) sont-ils parentés ?
Ecoutez la suite :
Kelegba est arrivé au village de Konzi où il a trouvé de l’hospitalité ; il était accompagné de sa sœur « NYABISENZO ».
Celle-ci devait faciliter son éventuel mariage avec une fille de Boso-Konzi, car la coutume était que l’homme qui allait épouser une femme dans une famille donnée, devait verser la dot et en plus, donner aussi sa sœur ou sa cousine ou une femme qu’on lui avait échangée au mariage de sa sœur et qu’il ne veut pas épouser lui-même.
Ainsi, Kalegba, lorsqu’il a pu épouser une femme de Boso-Konzi (Bokonzi), il a laissé en échange sa sœur NYABISENZO.
Celle-ci est l’ascendante du clan « Bosolo », d’où est sorti « Epondo », le père de Jules BOBOY dont nous connaissons les enfants : Thomas TOGBA et ses frères.
Comme nous sommes du régime patrilinéaire (paternel), le nom de Nyabisenzo a disparu, tandis que de Kelegba est issu tout un clan au village de Konzi : Boso-Kelegba.
A Bokonzi même le clan Bokelegba est connu aussi sous l’appellation « Bogbe », exactement comme à Motuba, le clan « Bogbe » auquel appartient la mère de l’Abbé Simon BOLOMBA de Bokonzi répondant au nom de Nyabisenzo.
Aujourd’hui, quelques noms sont les mêmes à Bogbe (Motuba) et à Bokelegba (Bokonzi), comme par exemple : Mokpelembembe, Mongai, Monyele, Manzanga, Eseka…
Les villages de « Kombe » et « Ngbanza » sur la route de Dongo-Kungu, se disent cousins des Motuba parce qu’ils descendent tous de « Gbe » un ancêtre commun des Motuba.
Je désire terminer ce récit par cette exhortation : nous sommes condamnés à vivre en frères parce que, qu’on le veule ou pas, nous descendons du même sang.
Votre serviteur Jérôme SWATA.
Vive la Culture Bomboma au travers de l'ACUBO.