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Catalogne : La population se demande ce que vont faire les indépendantistes destitués

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Catalogne : La population se demande ce que vont faire les indépendantistes destitués

📅 Lundi 30/10/2017 a 15:59  |  ✍️ Maufranc Mongai  |  👁 692 lecture(s)  |  💬 0 reaction(s)

Catalogne : La population se demande ce que vont faire les indépendantistes destitués

20minutes.fr30 octobre 2017

 

INCERTITUDE - Les dirigeants catalans ont le choix d’admettre leur destitution ou de la contester…

INCERTITUDE - Les dirigeants catalans ont le choix d’admettre leur destitution ou de la contester…

La Catalogne reprend ce lundi le travail, sous administration directe du gouvernement conservateur espagnol de Mariano Rajoy, dans l’attente de savoir si ses dirigeants séparatistes destitués après la déclaration d’indépendance de vendredi tenteront de résister en se rendant à leurs bureaux.

>> A lire aussi : Catalogne: Le ras-le-bol des anti-indépendantistesLundi matin, le drapeau espagnol flottait toujours sur le palais de la Généralité, siège de l’exécutif catalan, devant lequel étaient postés des dizaines de journalistes afin de savoir si oui ou non le président catalan destitué Carles Puigdemont chercherait à reprendre ses fonctions. Au moins un « conseiller » (ministre) de la Généralité, Josep Rull, en charge de l’administration territoriale s’est rendu à son bureau, avant de repartir pour une réunion de son parti.

La police catalane a reçu la consigne d’autoriser l’accès aux bureaux des « conseillers » (ministres régionaux) pour qu’ils prennent leurs effets personnels. Et en cas de refus de quitter les lieux, les policiers doivent dresser un PV à transmettre à la justice.

Un signal clair serait « qu’ils aillent tous travailler à leurs bureaux »

« Nous sommes dans l’attente de ce que va faire demain le gouvernement » de Carles Puigdemont, a expliqué ce dimanche soir, sous couvert d’anonymat, un haut responsable indépendantiste. « S’ils croient eux-mêmes qu’ils sont le gouvernement de la République, alors nous sortirons pour les protéger, mais s’ils ne font rien, nous aviserons », a dit cette source, assurant qu’un signal clair serait « qu’ils aillent tous travailler à leurs bureaux ».

« On attend de savoir si le président et les conseillers vont pouvoir travailler », confiait aussi Gemma Manosa, une secrétaire de 44 ans interrogée en début de matinée à Barcelone, salariée dans le secteur privé et ayant voté pour le parti de Carles (...) Lire la suite sur 20minutes

Catalogne : poursuivi pour "rébellion", Carles Puigdemont est à Bruxelles

Carles Puigdemont a promis de continuer "à œuvrer pour construire un pays libre". (BURAK AKBULUT / ANADOLU AGENCY)

INFO OBS. Destitué par Madrid et poursuivi pour "rébellion", le président indépendantiste est en Belgique.

Jean-Baptiste NaudetPublié le 30 octobre 2017 à 14h06

Destitué par Madrid, puis poursuivi depuis ce lundi matin pour "rébellion" par la justice espagnole, menacé d’arrestation, le président indépendantiste Carles Puigdemont a trouvé refuge à Bruxelles, a affirmé lundi 30 octobre à "l'Obs" une source très proche du leader catalan à Barcelone. Une information confirmée par l'AFP.

"Il veut essayer de rencontrer des leaders européens et les responsables de l'Union européenne pour leur faire comprendre que le problème catalan est aussi un problème européen et pour qu’ils s’impliquent", explique cette source.

La Catalogne se réveille sous tutelle dans une Espagne déchirée

Le procureur général de l'Etat espagnol a annoncé ce lundi avoir requis des poursuites notamment pour "rébellion" contre les membres du gouvernement catalan destitués, accusés d'avoir provoqué la crise institutionnelle ayant mené à une déclaration d'indépendance. Le président destitué risque très gros : jusqu'à 30 ans de prison, autant que pour un assassinat.

Son inculpation risque aussi de lui interdire toute participation aux élections convoquées par Madrid pour le 21 décembre.

Catalogne : quel sera désormais le sort de Carles Puigdemont ?

Un soutien flamand ?

"Puigdemont avait bien noté la déclaration du ministre belge. C'est peut-être aussi pour ça qu'il a choisi Bruxelles", estime à "l'Obs" cette source à Barcelone.

La Belgique pourrait offrir l'asile au dirigeant séparatiste catalan, avait laissé entendre le 29 octobre le secrétaire d'Etat belge à l'Asile et à la Migration Theo Francken, membre du parti indépendantiste flamand de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), suscitant la colère du parti conservateur au pouvoir en Espagne.

Une protection de la Belgique pour Carles Puigdemont "n'est pas irréaliste lorsqu'on regarde la situation actuelle, avait déclaré Theo Francken samedi à la chaîne de télévision flamande privée VTM. "En regardant la répression de Madrid et les peines de prison envisagées, la question peut se poser de savoir s'il a encore une chance d'un jugement équitable", avait-il ajouté.

Jean-Baptiste Naudet, envoyé spécial à Barcelone

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