Présidentielle FRANCE 2017 : ce qu’il faut retenir du débat entre les 11 candidats !
Présidentielle FRANCE 2017 : ce qu’il faut retenir du débat entre les 11 candidats !
📅 Mercredi 05/04/2017 a 12:51 | ✍️ Maufranc Mongai | 👁 565 lecture(s) | 💬 0 reaction(s)
Présidentielle FRANCE 2017 : ce qu’il faut retenir du débat entre les 11 candidats !
M6info il y a 12 heures
AFP / Dix candidats seulement sur la photographie des onze candidats présents, Philippe Poutou ayant refusé d’y figurer.
À 19 jours du premier tour de l’élection présidentielle et après un premier débat entre les cinq “grands” candidats, la totalité des onze prétendants à la présidence s’affrontaient mardi soir. Et les “petits” n’ont pas épargné les favoris, notamment sur les affaires.
C’était une grande première. La totalité des onze candidats était présent pour une joute télévisée axée sur les thèmes cruciaux de l’emploi, la sécurité et le social. Quinze jours après un premier débat entre les cinq “grands” (Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon), c’était au tour des six “petits” postulants d’entrée en jeu (Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Philippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (LO), François Asselineau (UPR), Jean Lassalle et Jacques Cheminade). Disposés en arc de cercle, les candidats n’avaient que 17 minutes de temps de parole.
Divergences sur l’Europe
Les échanges se sont rapidement animés autour du thème de l’Europe, où les lignes de fracture entre les candidats se sont nettement dessinées entre les tenants du renforcement de la construction européenne (Macron), ceux plaidant pour la renégociation des traités (Mélenchon, Hamon) et ceux demandant un “Frexit” et/ou la sortie immédiate de l’euro (Le Pen, Asselineau…).
Sur ce thème, Marine Le Pen a ainsi raillé les “veilles badernes” d’Emmanuel Macron et la question de la suppression ou non de la directive européenne sur les travailleurs détachés a donné lieu à une passe d’armes entre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Nicolas Dupont-Aignan qui a lancé le sujet.
“C’est inacceptable que des personnes qui viennent de Roumanie, de Pologne, d’Espagne et ne payent pas les charges sociales, quand nos artisans, nos indépendants les payent”, s’est indigné le candidat de Debout La France.
“On oublie de dire à chaque fois qu’il y a près de 300.000 Français qui sont travailleurs détachés. Donc vous irez leur expliquer les uns et les autres que dès demain c’est fini pour eux”, a répliqué Emmanuel Macron, face à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
La sortie de l’euro dans le viseur
Emmanuel Macron et François Fillon ont attaqué séparément la sortie de l’euro souhaitée par Marine Le Pen. “Ce que vous proposez Mme Le Pen, c’est en effet de la baisse de pouvoir d’achat pour les Français, parce qu’avec la sortie de l’euro pour les épargnants, les travailleurs, ce sera une baisse de pouvoir d’achat. Ce que vous proposez, c’est la guerre économique” a affirmé l’ancien ministre de l’Economie.
François Fillon à son tour a rappelé que Marine Le Pen souhaitait interroger les Français par référendum.” Comme on sait tous qu’il y a une immense majorité de Français qui ne veut pas de la sortie de cette monnaie européenne, ça veut dire qu’en réalité, il n’y a pas de politique économique de Mme Le Pen, car cette politique économique s’effondrera à la minute où les Français se seront prononcés sur cette sortie de la monnaie européenne”, a démontré le candidat LR.
Les “petits” font entendre leurs voix
Les six “petits” candidats à la présidentielle ont saisi mardi l’occasion du débat télévisé pour marquer leurs différences lors de leurs présentations, dénonçant “politiciens corrompus” et “système usé”, et exprimant leurs “colères” et “espoirs”. Premier à prendre la parole selon le tirage au sort, Nicolas Dupont-Aignan, privé malgré ses protestations du premier débat télévisé, a ouvert la voie, offensif : “en politique comme dans la vie, il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent”, a-t-il souligné.
François Asselineau, le souverainiste se décrivant comme un “homme en colère”, a de son côté dressé le constat que “les dirigeants français n’ont plus les manettes”. Le candidat de l’UPR a aussi taclé Emmanuel Macron. “Vous êtes toujours d’accord avec tout le monde” s’est il offusqué, alors que l’ancien ministre de l’Economie montrait un point de convergence avec lui.
Jacques Cheminade s’est, lui, élevé “contre tous ces héritiers d’un système usé qui n’ont pas voulu prendre le taureau financier par les cornes”. “C’est un saccage humain que je ne peux pas tolérer”, a-t-il déclaré.
Quant à Jean Lassalle, très commenté sur les réseaux sociaux pendant le débat, il a rappelé de sa voix rocailleuse ses origines modestes de “fils de berger, frère de berger”. “Je l’ai été moi-même”, a-t-il poursuivi avant de décrire son parcours de maire et député qui s’est “dressé contre la suppression des services publics”. “Je ne supporte plus l’hystérie qui s’est emparée de nos vies”, a-t-il affirmé en proposant “un avenir basé sur l’espoir”.
“Je crois que je suis le seul à avoir un métier normal”
A l’extrême gauche, Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) se sont affichés dans le camp de travailleurs. “Je suis ouvrier à l’usine Ford à Bordeaux et à part Nathalie Arthaud sur ce plateau, je crois que je suis le seul à avoir un métier normal”, a ainsi glissé Philippe Poutou en affirmant qu’il pouvait parler “au nom de millions de gens”.
Épinglant également “des politiciens corrompus”, le candidat NPA a attaqué sans les nommer François Fillon et Marine Le Pen, tous les deux empêtrés dans des affaires judiciaires. “Je souhaite exprimer cette colère d’en bas (…) contre les politiciens corrompus, il y en a qui se reconnaîtront ici”. Le candidat trotskiste s’est par ailleurs illustré en refusant de poser avec les autres candidats pour la photo de groupe, quelques minutes avant les premiers échanges.
Fillon tacle Dupont-Aignan
Entre les éclats de voix, François Fillon s’est montré plutôt effacé dans un premier temps. Durant sa minute de présentation, il s’est posé en candidat du “redressement” qui “devra restaurer la fierté nationale et se tenir aux côtés des Français qui réclament de l’ordre et de la sécurité”. Il a toutefois répliqué aux attaques de Nicolas Dupont-Aignan en rappelant que quand “il l’a connu, (il était) chef de cabinet de François Bayrou” au ministère de l’Éducation en 1993.
Quant à Benoît Hamon, le socialiste se veut “un président qui sait pour qui il se bat”, “honnête, combattant, humain”. En hausse dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon s’en est lui pris à “la finance”, qui “doit rendre l’argent” et “payer le retour au plein emploi”, en se disant “prêt à gouverner”.
La charge de Poutou contre Fillon et Le Pen
Philippe Poutou a accusé Marine Le Pen et François Fillon de “piquer dans les caisses publiques” et, concernant la présidente du FN, de ne pas répondre aux convocations des juges.
“François Fillon, plus on fouille plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité alors qu’ils piquent dans les caisses”, a dénoncé Philippe Poutou. “Pour quelqu’un d’anti-européen, ça ne la gêne pas de piquer dans les caisses de l’Europe”, a poursuivi le candidat trotskiste.
Pris a parti, François Fillon a usé d’une anaphore pour donner sa définition de ce que doit être selon lui “un président exemplaire”, lors de la séquence sur l’exemplarité de la vie publique
De son coté, la candidate du FN s’est dite “persécutée politiquement (…) dans le cadre d’affaires dans lesquelles il n y a pas l’ombre d’un soupçon d’enrichissement personnel”, s’est-elle justifiée. La présidente frontiste s’est ensuite refusé à répondre à une question relative aux affaires.
“Fichez-nous la paix avec la religion”
Autre “clash”, celui entre les candidats Mélenchon et Le Pen. “Fichez-nous la paix avec la religion”, a ainsi lancé Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, qui défendait l’installation de crèches en mairie. “Vous voulez mettre des symboles religieux dans nos mairies ? C’est ça votre laïcité?”, lui a rétorqué le leader de la France insoumise. “Ce sont nos traditions, M . Mélenchon, je sais qu’elles vous dérangent…”, lui a renvoyé son homologue à Strasbourg.
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Selon vous, qui des 11 prétendants à l’Elysée a été le plus convaincant ?
- Jean-Luc MELENCHON 9,1k Voix
65 ans - LA FRANCE INSOUMISE - Jean-Luc Mélenchon quitte le PS en 2008 pour fonder le Parti de Gauche, eurodéputé depuis 2009, puis candidat à l'élection présidentielle de 2012 où il arrive 4ème avec 11,10% des voix, aujourd'hui il est candidat de la France insoumise avec un programme marquée par un grand nombre d'idées écologistes.
2. François ASSELINEAU 6,7k Voix
59 ans - UPR - François Asselineau est la surprise de cette campagne présidentielle, âgé de 59, diplômé de HEC et de l'ENA, le souverainiste militant pour la sortie de l'Union européenne a fondé en 2007 l'Union populaire républicaine. Il avait échoué à se présenter à l'élection présidentielle de 2012, ne recueillant que 17 parrainages.
3. François FILLON 3,9k Voix
63 ans - LES REPUBLICAINS - Ex-Premier ministre, député LR de Paris. Engagé depuis près de 40 ans en politique, il a largement remporté la primaire de la droite et défend un programme qu'il veut "radical" dans les domaines économique et social.
4. Emmanuel MACRON 3,7k Voix
39 ans - EN MARCHE ! Ex-ministre de l'Economie de François Hollande. Inconnu du public jusqu'à son entrée au gouvernement en 2014, il s'est lancé fin août dans la course à l'Elysée à la tête de son mouvement "En Marche!", qu'il veut ni de gauche ni de droite.
5. Marine LE PEN 2,1k Voix
48 ans - FRONT NATIONAL - La présidente du FN est candidate pour la seconde fois, en 2012 elle avait obtenu 17,5% des voix au premier tour. Elue au Parlement européen, elle plaide la préférence nationale et la sortie de l'euro.
6. Philippe POUTOU 1,5k Voix
50 ans - NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE - Le successeur d'Olivier Besancenot avait recueilli 1,15% des voix à l'élection présidentielle de 2012. Militant de gauche depuis de nombreuses années, l'ouvrier syndicaliste CGT lutte contre la fermeture de son usine et souhaite en finir avec la Vème République et la fonction présidentielle.
7. Benoît HAMON 1,2k Voix
49 ans - PARTI SOCIALISTE Ancien ministre de l'Education nationale, député des Yvelines (PS). Il s'est imposé le 29 janvier au second tour de la primaire organisée par le Parti socialiste avec un programme résolument à gauche, face à l'ex-Premier ministre Manuel Valls.
8. Nicolas DUPONT-AIGNAN 979 Voix
55 ans - DEBOUT LA FRANCE - Président de Debout la France (1,79% en 2012). Souverainiste, se voulant une alternative au choix Fillon-Le Pen, il plaide pour un "réveil" des Français.
9. Jean LASSALLE 696 Voix
61 ans - RÉSISTONS - L'élu béarnais se définit comme le "défenseur des territoires ruraux et d'une écologie humaniste. Député des Pyrénées-Atlantiques, il souhaite défendre la ruralité et les valeurs paysannes face à la mondialisation.
10. Nathalie ARTHAUD 672 Voix
46 ans - LUTTE OUVRIERE - Candidate de Lutte ouvrière (0,56% en 2012), professeur d'économie et de gestion. Elle revendique l'héritage d'Arlette Laguiller, qu'elle a remplacée en décembre 2008 comme porte-parole du parti.
11. Jacques CHEMINADE 537 Voix
75 ans - SOLIDARITÉ ET PROGRÈS - Le doyen de l'élection présidentielle est diplômé de HEC et de l'ENA. Il prône la sortie de l'Union européenne, de l'OTAN, de la zone euro et le retour au franc mais aussi la colonisation de la Lune. Il a obtenu 0,25% des voix à l'élection présidentielle de 2012.
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