Primaire de la gauche en France : Benoît Hamon et Manuel Valls qualifiés pour le second tour
Primaire de la gauche en France : Benoît Hamon et Manuel Valls qualifiés pour le second tour
📅 Lundi 23/01/2017 a 10:29 | ✍️ Maufranc Mongai | 👁 615 lecture(s) | 💬 0 reaction(s)
Primaire de la gauche : Hamon et Valls qualifiés pour le second tour
M6info22 janvier 2017
Une fois encore les électeurs ont défié les sondages. Benoît Hamon arrive en tête au premier tout de la primaire de la gauche, devant l’ancien Premier ministre. Arnaud Montebourg, troisième, est éliminé.
Sur près d’un million de bulletins dépouillés, Benoît Hamon arrivait en tête avec 36,21% des voix, suivi de Manuel Valls avec 31,19%, l’ancien ministre de l’Education creusant davantage à mesure de l’avancée de la soirée. Suivent Arnaud Montebourg, 3e homme comme en 2011, avec 17,62% des suffrages, puis Vincent Peillon 6,83%. Les trois candidats issus des partis partenaires du PS pour cette primaire ferment la marche, avec 3,83% pour François de Rugy (Parti écologiste), 1,99% pour Sylvia Pinel (PRG) et 1,01% pour Jean-Luc Bennahmias (UDE).
Votes blancs et nuls : 1.31%
Dans sa déclaration, dimanche soir, Benoît Hamon a salué “un message clair d’espoir et de renouveau”, appelant “à amplifier la mobilisation” au second tour. Celui qui promet de sortir du diesel à l’horizon 2025 et de créer un Revenu universel d’existence, s’est dit très heureux de poursuivre le débat la semaine prochaine et a salué le soutien d’Arnaud Montebourg.
Quelques minutes plus tard, Manuel Valls prenait la parole, pour défendre la “gauche responsable” face aux “promesses irréalisables” de son rival. Selon l’ancien Premier ministre, le choix du second tour sera “le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, le choix entre les promesses irréalisables et la gauche responsable”. Après deux ans et demi à Matignon, Manuel Valls, 54 ans, né espagnol et naturalisé français à 20 ans, s’était lancé dans la bataille de la primaire début décembre. Il était favori après la renonciation inédite du président sortant François Hollande.
Arnaud Montebourg, 3ème, a appelé à voter pour Benoit Hamon. “Avec Benoît Hamon, nous avons combattu ensemble dans le gouvernement les politiques sociales-libérales aujourd’hui désavouées par les électeurs de la primaire”, a-t-il déclaré. Et d’ajouter : “dimanche prochain, je voterai Benoît Hamon et vous invite à faire de même”.
De son côté, Vincent Peillon, arrivé à la 4ème place, n’a pas donné dimanche soir de consigne de vote pour le second tour de la primaire du PS élargie, mais a appelé les électeurs à “amplifier encore leur vote”.
L’ancien ministre a félicité “les deux finalistes” et adressé “une pensée amicale et toute particulière à Arnaud Montebourg”. “J’appelle les électrices et les électeurs à amplifier encore leur vote”, a-t-il déclaré, estimant que la participation au premier tour “a été moyenne. Il faut qu’elle soit plus forte la semaine prochaine”. Et d’ajouter : “je souhaite que le rassemblement que j’ai mis au coeur de ma campagne soit le plus fort possible de telle sorte qu’il permettre de battre la droite de revanche et de dureté sociale”.
L’écologiste François de Rugy, arrivé cinquième a proposé dimanche soir aux deux finalistes “de les rencontrer dès demain”, lundi, avant de donner une éventuelle consigne de vote.
Ce député de Loire-Atlantique et président du Parti écologiste (créé un an après son départ d’EELV) a gagné en notoriété lors des trois débats télévisés d’avant-premier tour. Proche depuis toujours des socialistes et en phase avec la ligne économique du gouvernement, il y a fait entendre sa voix singulière sur l’international ou des sujets de société, sans hésiter à critiquer plusieurs adversaires, comme Benoît Hamon sur le 49-3 citoyen ou Arnaud Montebourg sur le nucléaire.
Seule femme en lice dans cette primaire, et aussi sa benjamine (39 ans), la candidate des Radicaux de gauche à la primaire élargie du PS, Sylvia Pinel, a obtenu 2,1% des voix au niveau national selon les résultats partiels. Elle a annoncé qu’elle apportait son soutien à Manuel Valls.
Enfin, Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate) est dernier avec 1,01% des suffrages. Cet ancien journaliste, député européen, président du Front démocrate et coprésident avec Jean-Vincent Placé de l’Union des démocrates et des écologistes, est apparu comme le candidat iconoclaste de la campagne, avec son allure décontractée et son assurance à toute épreuve.
Lesté d’un passé politique hétéroclite (passé des Verts au MoDem), celui qui défendait un arc progressiste “de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon à l’électorat de Nathalie Kosciuscko-Morizet” a confié qu’il pourrait dans l’absolu “voter pour Emmanuel Macron”, tout en respectant la règle de la primaire. En 2012, il avait appelé à voter François Hollande.
M6info
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