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Crash du vol Ethiopian Airlines : le Boeing 737 Max 8 est-il dangereux ?
du Lundi 11/03/2019 à 12:33
publiée par Maufranc Mongai

Crash du vol Ethiopian Airlines : le Boeing 737 Max 8 est-il dangereux ?

>Économie|Paméla Rougerie| 11 mars 2019, 11h14 | MAJ : 11 mars 2019, 11h42 |0

L’avion qui s’est écrasé dimanche transportait 157 personnes. AFP/Michael Tewelde

 

Un Boeing 737 Max 8, lui aussi nouvellement livré, s’était aussi écrasé au large de l’Indonésie en octobre dernier, faisant 189 morts.

Au lendemain du crash du vol Ethiopian Airlines, qui a causé la mort de 157 personnes au sud d’Addis Abeba en Ethiopie, les regards se tournent vers le modèle de l’avion, le Boeing 737 Max 8 (B-737-8). Ce modèle, qui avait été livré en 2018 à la compagnie, avait aussi été pointé du doigt lors du crash d’un vol Lion Air en Indonésie en octobre 2018. Le crash avait fait 189 morts.

En réaction au drame de dimanche, la compagnie Ethiopian Airlines a d’ailleurs annoncé l’immobilisation de sa flotte de Boeing 737 Max 8. La Chine a fait de même lundi, tout comme l’Indonésie un peu plus tard dans la journée. Mais pour Xavier Tytelman, spécialiste en aéronautique, il n’y a pour l’instant pas de raisons de s’inquiéter.

 

Quelles sont les spécificités du Boeing 737 Max 8 ?

Xavier Tytelman. Le Max 8 est la dernière évolution du 737. Il doit permettre de faire 10 à 15 % d’économies de carburant par rapport à la génération précédente. Le 737 doit représenter un tiers du total de flotte mondiale sous toutes ses versions, c’est donc un marché colossal. Il représente peut-être les deux tiers des ventes prévues par Boeing dans les prochaines décennies.

 

Quelle piste peut expliquer les circonstances de ce crash ?

Sur ce modèle, Boeing a ajouté des protections liées à l’évolution du centrage de l’avion. C’est le fameux système qui avait été pointé du doigt en Indonésie (dans le crash du vol Lion Air, NDLR). En gros, ce système doit garder l’avion dans une situation stable et sécurisée.

La piste privilégiée est une piste similaire à celle du crash de Lion Air, car il y a beaucoup de ressemblances. En Indonésie, ce système s’est déclenché en montée sans raison, provoquant une mise en descente. Normalement, les pilotes doivent savoir gérer cette panne. Ils avaient réussi à le faire sur 3 vols de suite. Mais au quatrième, les pilotes n’ont pas su faire.

À l’époque du Lion Air, les pilotes n’étaient pas informés de l’existence de cette protection et des éventuelles pannes qui pouvaient se déclencher. Depuis l’accident, tous les pilotes ont été informés et logiquement, ce même dysfonctionnement n’aurait pas dû être géré de la même manière.

 

Les futurs passagers de vols à bord d’un Boeing similaire doivent-ils s’inquiéter ? La Chine, par exemple, a déclaré vouloir immobiliser sa flotte.

Il faut faire attention. La Chine est en guerre commerciale contre les Etats-Unis, et ils veulent promouvoir leur futur avion Comac. Ils peuvent prendre des décisions de sécurité aérienne mais il ne faut pas négliger la dimension de tension.

Personnellement, quand je parle avec des pilotes de l’avion, ils me disent que l’appareil garde toute leur confiance, et ils pensent que tout pilote aurait dû être capable de gérer la panne du Lion Air.

Si l’accident d’hier a la même cause, ils pensent qu’il s’agit d’un défaut de formation. Le déroulement intempestif du compensateur est une panne très rare mais qui existe depuis le Boeing 707, et toutes les générations de pilote ont été formées à la gérer. Là, s’il s’avère que la panne est plus fréquente. C’est grave pour Boeing. Mais même pour le crash du Lion Air, les conclusions de l’enquête ne sont pas encore disponibles.

 




 
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